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Bilan de l'Accompagnement scolaire
par la Fédération Familles de France
et/ou ses associations de 1987 à 2003
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Ce bilan concernera uniquement le "hors-vacances scolaires"
: c'est à dire l'Accompagnement scolaire pratiqué jusqu'ici
par " 6°+ " et " Prim'plus " .
L'accompagnement individuel au domicile, en présence
d'un membre de la famille, comme nous le pratiquons, a été
inauguré, au niveau du primaire, sans nom particulier, par l'Association
Familiale de Tulle , en 1987-1988, avec l'appui écrit de l'Inspecteur
d'Académie d'alors, envoyé aux instituteurs , et Mme Férial
, Assistante sociale de la CAF, puis par l'Association Familiale
de Brive en 1990, sous le nom de " Coup de Pouce "
Ces deux associations se sont affiliées à Familles de France
en 1992, et jusqu'en décembre 2002, la situation resta ainsi.
Les services rendus au primaire ont été complétés
par " 6°+ "en 1992, avec un
fonctionnement quasiment identique, mais qui répondait aux demandes
concernant le collège et le lycée, parfois même au-delà
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Puis par "L' Ecole des Vacances", en 1996,
qui a lieu dans une école prêtée par la Mairie .
En complément, les Associations et la Fédération
Familles de France ont organisé formations, stages, conférences,
échange, aide à l'orientation, mercredis tout'ducatifs, camps
Grandir au soleil, week-ends en famille, et leur évaluation.
Après ces 14 ans stables, il est possible de tracer un bilan rapide
de cet Accompagnement scolaire individuel sur la Corrèze.
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En primaire , ( et sans compter autre chose que l'accompagnement scolaire
en dehors des vacances scolaires), cet accompagnement, qui existe sans
faille depuis 14 ans , a touché
- plusieurs centaines d'enfants et de familles qu'il a influencées
et aidées, ( 400 enfants et autant de familles ?),
- et autant de bénévoles ( un(e) par enfant , c'est à
dire 400 sur les 14 ans).
- Bien sûr ces chiffres sont à comprendre autrement puisque
certains bénévoles, et certains enfants/familles ont été
actifs plusieurs années de suite .
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Il représente
- des milliers d'heures suivies par les enfants ( 13 200 ?) ,
- des milliers d'heures de bénévolat auprès de l'enfant
ou pour se préparer à la séance ( 20 000 ? ) ,
- des heures de secrétariat bénévole au départ,
(1500 ? quand il n'y avait pas nécessité d'autant de formalités
qu'aujourd'hui)
- des heures de formation ( 3500 heures), d'encadrement, d'entretien et
de remédiation etc.
- de la documentation, des timbres et des courriers etc.
Il a démontré le besoin qui existait et avec d'autres menés
au plan national, a contribué à faire reconnaître
les besoins des enfants et des familles , et a permis de créer
d'autres structures complémentaires et différentes tant
dans les écoles que dans d'autres associations ou au sein d'autres
structures.
Malgré tout cela, le besoin subsiste et la demande reste forte
.
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En secondaire, ( et sans compter autre chose que l'accompagnement scolaire
en dehors des vacances scolaires), cet accompagnement, qui existe sans faille
depuis 12 ans , a touché
- plusieurs centaines d'enfants et de familles qu'il a influencées et
aidées, (500 enfants et autant de familles ?),
- et autant de bénévoles souvent très diplômés
et expérimentés ( un par enfant , c'est à dire 500 sur
les 12 ans).
- ( Même remarque sur le chiffrage puisque certains ont été
actifs plusieurs années de suite )

Il représente
- des milliers d'heures suivies par les jeunes ( 16 000 ?) ,
- des milliers d'heures de bénévolat auprès du jeune, ou
pour se préparer à la séance ( 20 000 ), ou d'entretien
et de remédiation etc.
- des heures de secrétariat bénévole au départ,
(1 000 ? quand il n'y avait pas nécessité d'autant de formalités
qu'aujourd'hui)
- des heures de formation ( 1 000 heures ? ) et d'encadrement
- de la documentation, des timbres et des courriers etc.
Il a démontré le besoin qui existait et avec d'autres actions
réalisées au plan national, a contribué à faire
reconnaître les besoins des enfants et des familles.
Ces besoins ont été surtout pris en compte à travers des
réformes de l'EN (modules, aide individualisée etc. ) , car trouver
des bénévoles d'un niveau suffisant dans toutes les matières,
et les encadrer, n'est pas facile .
Malgré tout cela, le besoin subsiste et la demande reste forte .
Les évaluations ont toujours été très positives
et la demande de suite importante .
Actuellement, sur la Corrèze, l'accompagnement individuel du primaire
au domicile et en présence d'un parent au moins est assuré par
trois "organismes" :
- l'Association Familiale de Brive sur Brive, (" Coup de pouce ")
- un groupe qui démarre sur Argentat ( je crois )
- la Fédération Familles de France par " Prim'plus "
sur toute la Corrèze, ( sauf sur Brive : en effet, par souci de la complémentarité,
nous adressons systématiquement les familles d'enfants du primaire de
Brive à l'AFB ) .
Actuellement également, l'accompagnement individuel au domicile en présence
d'un parent au moins, des collégiens et lycéens, " 6°
et plus ", est assuré sur la Corrèze uniquement par la Fédération
Familles de France , à l'exception de deux ou trois enfants qui étaient
suivis à "Coup de Pouce" et que l'AFB a conservés en
6° pour favoriser une bonne transition , ou qui sont en SEGPA. Mais cette
Association se limite au primaire .
Nous mettons en pratique la complémentarité . Par ailleurs il
faut dire qu'il y a une demande très vaste !
Il existe d'autres critères de complémentarité :
Par exemple :
- De même que des enfants préfèrent être en groupe
, de même d'autres préfèrent être seuls. Les familles
également ont des besoins différents. Certaines difficultés
non réglées nécessitent un accompagnement individuel .
- Les enseignants, les parents, les spécialistes en pédagogie
, et pas seulement eux, connaissent les bienfaits respectifs, indispensables
et complémentaires, des cours en classe entière , en demi-groupe
, en modules , à deux de même niveau ou de niveau différent,
en aide individualisée, et des cours particuliers
- Il en est de même pour les lieux ( école/centre/domicile ) ,
les types d'encadrant ( jeune/âgé, homme/femme, scolaire / travailleur
, bénévole/rémunéré) etc.
2° la participation financière symbolique des familles
L'accompagnement scolaire doit être, selon les mots même du Guide
de l'accompagnement scolaire , par le Ministère, " gratuit "
ou avec une participation financière des familles qui ne peut être
que "symbolique" de manière à pouvoir proposer cela
à tous .
Quoique certaines personnes ne le prennent pas, le forfait prévu actuellement
est en effet de 7 euros par séance : c'est la participation financière
des familles versée au volontaire qui s'est déplacé jusqu'à
son domicile : elle correspond uniquement à un défraiement des
bénévoles qui donnent les cours .
Elle a été jusqu'à présent nécessaire pour
la raison suivante :
1) Les familles qui viennent nous contacter ont des enfants en très grande
difficulté périscolaire, sociale , familiale, etc. , mais aussi
scolaire. D'où leur demande d'aide individuelle et au domicile. Cette
aide s'effectue en présence d'un parent et n'est donc pas motivée
par un fait de commodité . Elle correspond à une demande précise
à laquelle ilest plus difficile de répondre .
2) Le recrutement des bénévoles est très difficile parce
que le niveau élevé de compétences (de diplômes,
mais d'autres éléments en sus du diplôme ) que nous demandons
(car nécessité), limite le nombre de personnes susceptibles de
pouvoir répondre aux besoins des lycéens et collégiens.
-Le primaire pourrait sembler poser moins de problème, mais les nouvelles
méthodes et leur variété , les pédagogies actives,
les nouveaux programmes imposent des formations, qui sont souvent à réactualiser,
et ce n'est pas plus mal que, même pour du primaire, le niveau de l'accompagnant
soit élevé d'emblée.
-Les questions des enfants en échec scolaire sont souvent difficiles
: pourquoi? comment ? et seules les réponses à des questions qui
semblent bizarres, inutiles peuvent aider celui qui est bloqué à
se débloquer. Des erreurs de base sont à identifier , des refus
de "répéter" bêtement sont à comprendre
, des contresens sont à rectifier. Partir du quotidien réclame
beaucoup de connaissances en réalité , et d'ouverture d'esprit
.
- On trouve peu de personnes capables et disponibles :
- Une importante partie des personnes diplômées travaille, et ne
peut donc accompagner des enfants .
- Une autre partie donne déjà des cours particuliers , souvent
rémunérés jusqu'à 40 euros de l'heure parfois
actuellement. Quelques exemples : les cours particuliers sont souvent à
20 Euros de l'heure ; dans certains organismes privés, les cours en groupe
sont à 15 euros de l'heure ; à l'Ecole Ouverte, les enseignants
de l'Education Nationale sont rémunérés 26 euros net de
l'heure. C'est pourquoi , à 7 euros , on peut encore parler de quasiment
de bénévolat .
- Le reste se compose d'étudiants, ( au sens de post-bac) , de personnes
en recherche d'emploi, de mères au foyer avec charge d'enfants à
faire garder quand elles se déplacent pour voir sa famille .., de retraités,
de RMIstes parfois diplômés et pourtant au RMI, de quelques lycéens
: nous vous renvoyons à notre évaluation de l'Ecole des vacances.
- Toutes les personnes volontaires ont des charges pendant cet accompagnement
( faire garder son enfant par exemple ) ou des besoins financiers. Le trajet
au domicile est une autre charge ; ainsi que le matériel pédagogique
varié et très individualisé. La préparation est
personnalisée. Le livre est souvent insuffisant.
- Environ 80 % des bénévoles sont non-imposables. A 1h30 sur 30
semaines, ils ont touché 315 euros sur l'année scolaire et donc
ils sont à répartir le plus souvent sur 2 ans.
- Des scolaires niveau bac qui vont aider des enfants en groupe reçoivent,
croyons-nous savoir, 35 F de l'heure. ( Etant en groupes, les parents ne règlent
effectivement qu'un e participation très modique : quelques euros par
an )
Malgré cette participation financière qui peut sembler élevée
à certains partenaires sociaux , (7 euros par séance ), aucune
famille n'a été évincée pour raison financière
. Nous verrons comment plus loin.
La très grande majorité paie donc 7 euros par déplacement.
Du côté des familles, cette participation de 7 euros est vécue
et supportée de la façon suivante :
- Cette somme peut sembler lourde , mais elle est faible par rapport à
ce qu'on demande d'habitude pour un cours particulier , en particulier dans
les grandes classes ou les matières difficiles et/ou rares : maths, physique,
philo, français bac , allemand, etc. Les familles le savent, comme le
prouvent les questionnaires d'évaluation, les demandes de poursuite,
et le bouche à oreille.
Pour certaines familles, cette somme est faible
Pour d'autres, elle est lourde, mais ils la trouvent " normale ",
et cela peut faire partie du " traitement " ( dit avecv humour ! )
.
Elle est a aussi une valeur symbolique forte .
Pour d'autres, elle est financièrement symbolique ou presque.
Pour d'autres, elle correspond à un effort qu'ils accomplissent volontiers;
parfois ce versement est , lui aussi pédagogique
( voir ce qu'en
disent les psychologues ou psychanalystes)
Pour certains enfants et adultes , elle signe la compétence. ( Nous avons
eu des remarques fort instructives dans ce sens aussi bien d'enseignants à
la retraite, que de psychologues ou de familles
.) . Elle motive .
- pour celles qui ne peuvent " reconnaître " ainsi l'effort
fait par le volontaire , et l'aider dans son volontariat , nous modulons le
forfait :
Actuellement, certaines paient 2 euros, 3, 4 ou 5, et la Fédération
s'occupe de verser la différence.
Une famille, dans un état de très grande difficulté, et
pour un enfant en très grande difficulté, ne peut rien payer du
tout
et notre bénévole y va pourtant trois fois par semaine
depuis le 1° trimestre.
Cela va donc parfois jusqu'à la gratuité. Ce qui est alors un
énorme trou dans notre budget, ( nosu prenons sur les dons, et éventuellement
notre subvention deofnctionnement) sauf si un bénévole accompagne
gratuitement l'enfant .
Ainsi, pour " L'Ecole des vacances ", ( voir notre évaluation)
environ 40 séances sur 250 ont été données gratuitement
, à des familles dans de très grandes difficultés financières
et sur demande d'un directeur d'école .
C'est parfois sur la demande de personnels sociaux .
Un autre père ne peut donner que 5 euros
Ces familles viennent nous parler de leurs besoins en sachant que nous ne leur
avons jamais dit non .
Sur l'affiche , nous avons osé d'ailleurs porter : "7
euros maximum. (nous consulter en cas de difficultés) ".
Il est évident que nous souhaiterions pouvoir l'ouvrir à plus
de personnes, à tous
Il est évident que, vu que c'est déjà au domicile, permettre
une participation symbolique à tous ( qu'elle soit de 7 euros pour les
plus aisés ou d'1 euro pour de moins aisés) ou gratuite serait
la plus grande facilitation.
Nous ne demandons de subventions qu'en ce qui concerne l'organisation, et la
participation des familles en difficulté financière : pas pour
le reste .
- 80 % des familles aidées sont non-imposables. Le chèque service
leur ferait payer des charges en plus , sans qu'elles bénéficient
d'aucune déduction.
- Pour les 20% imposables, le chèque service ne leur rendrait service
que pour une somme modique . (ces familles d'ailleurs font en plus parfois
des dons pour les autres familles).
La participation aux frais de la Fédération pour organiser ces
services :
Actuellement, la Fédération, (c'est à dire nous-mêmes,
des bénévoles, parents ou "accompagnants"), avec l'appui
du secrétariat de la Fédération ( comptable et animatrice)
, médiatise, écoute et répond, organise et met en relation
les uns avec les autres, elle forme , elle sert de tampon, elle assure...
Elle fait des formations ( conférences, week-ends, dimanches ).
Elle a une pédagothèque et classe et découpe également
des articles.
Elle est en relation avec l'Education Nationale, des orthophonistes, des psychomotriciens
, de médecins, infirmières et assistantes sociales scolaires,
orthoptistes, CIO, et COP etc.
Les frais sont élevés sur chacun de ces points nécessaires
.
Pour le moment la participation des familles à ce type de frais se montait
à trois enveloppes timbrées à leur adresse.
Des inquiétudes concernant le versement des subventions pour 2002-2003
nous ont fait demander, depuis mars 2003, 3 E de frais de dossier par année
scolaire. Depuis juin , 6 E . Purement symboliques
au regard de la réalité
des frais engagés.
Cette action grève notre budget et nous allons risquer de devoir l'arrêter
pour en faire d'autres qui vont nous " rapporter " plus
et
qui rentreront dans les critères de nos financeurs ou , si ce n'est pas
le cas, qui seront de fait réservées aux familles qui sont aisées.
D'autant que , pour compenser, nous allons demander plus aux partenaires ou
aux familles pour les autres actions
Nous avons l'angoisse du déficit, et l'angoisse d'une comptabilité
qui ne sera plus aussi claire, plus la démoralisation, de n'être
pas suivis , et la honte de devoir dire non en face aux familles les moins aisées,
la déception de ne pouvoir répondre à l'enfant désireux
de progresser et à la famille qui fait cette démarche de nous
rencontrer, et la tristesse de voir leur visage déçu
Certaines
familles refusant les autres solutions qu'on leur propose.
Les inscriptions se faisant sur toute l'année, le prévisionnel
est quasiment impossible
et la réalisation n'est possible que
si on a mis de côté en prévision !
C'est, de plus une action sur une année qui va de septembre à
juin.
Depuis septembre 2003 , 30 enfants et jeunes environ sont suivis, et de nouvelles
demandes arrivent au fur et à mesure des trimestres, et de toute la Corrèze
.
En 2002-2003, 21 volontaires ont donné environ 1h15 de cours individuel
par semaine, sur 25 semaines . Ils passent environ 1/4 heure de préparation
pour leur séance . Ils ont en moyenne 1/2 h de trajet . Par séance
effective, ils reçoivent 7 euros.
L'organisation de "6°+" et "Prim'plus" représente
environ 25 h semaine d'une salariée , sans compter le travail de secrétaires/animateurs(trices)
ou référents bénévoles . . . ( 10 h/semaine)
Mais il y a aussi les aspects complémentaires, tout à fait indispensables,
en groupe d'enfants ou d'adultes : recrutement et médiatisation, formation
des bénévoles et des parents, rencontres avec les Réseaux
et les partenaires, bilans et évaluations, cas divers à résoudre,
discussions avec enseignants des établissements ...
Evaluations à mettre au propre, comptabilité, et demandes de subventions
.
Nous demandons
à ce que les
parents et les enfants
bénéficiant de ce type d'accompagnement
scolaire
puissent eux aussi bénéficier,
directement ou à travers l'Association,
des subventions Accompagnement scolaire
(CLAS et autres),
et que l'accompagnement scolaire concerné
s'étende aussi aux vacances scolaires.
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