le 27 octobre : Familles de France Corrèze !!
Association Familles de France CorrèzeFamilles de France Corrèze

Conférence de la famille de Juin 1998 : synthèse brève sur les postes de dépenses


-Les allocations familiales sont étendues aux jeunes de 20 ans : 1 milliard de francs.

-L’Allocation de rentrée scolaire est étendue même aux foyers modestes qui n’en bénéficiaient pas : 600 millions de francs ( 450 millions par l’Etat et 150 par la CNAF)

-Les RMIstes auront des majorations par âge : 300 millions de francs. ( Familles de France souhaitait 3,5 milliards pour qu’ils soient à égalité avec les RMIstes sans enfants).

-L’allocation logement sera la même pour le public et le privé : 1,3 milliards de francs

-L’Etat investira entre 300 et 400 millions de francs dans les crèches.

Total des dépenses pour la Cnaf : 2,750 milliards de francs.

Ce sera financé par la réforme du quotient familial qui apporte 4,5 milliards de francs .

Mais la CNAF ne sera pas dite en bénéfice pour autant puisqu’elle doit encore d’abord cette année finir de boucher les 2 milliards de « trou » qu’on lui impute ( à tort!) ...( 20 milliards qui partent à la branche Vieillesse sans que les parents au foyer la touchent pour le moment ... : système là de capitalisation ... future qui arrange les finances de la retraite des autres ) . Si elle était dite en bénéfice , elle pourrait relancer une politique familiale ...

Ces « réformes », ces «  aides » sont donc financées uniquement par la réforme du quotient familial ... et pas du tout par les gens qui n’ont pas d’enfants .... mais qui bénéficieront des enfants des autres pour leur retraite !

Total des dépenses de l’Etat : 850 millions de francs ... financés naturellement par les familles aussi ! puisque plus il y a d’enfants plus la TVA et TIPP sont lourdes.

Remarquons quand même que 98 est mieux puisque cette année 2,75 milliards iront aux familles, alors que l’an dernier, 97, elles n’avaient rien eu ou presque ...


Conférence de la famille du 12 juin 98


On a maintenu la diminution de l’AGED et des aides pour l’emploi à domicile : 1,5 milliards.

La création d’une allocation spécifique au dernier enfant à charge d’une famille nombreuse coûterait 0,9 milliards à l’Etat

Le recul de l’âge limite d’attribution des allocations familiales à 20 ans est financé par le recul de 10 ans à 11 ans et de 15 ans à 16 ans des âges d’ouverture de ces majorations ( coût 1 milliard, gain 1 milliard) .

310 000 familles avaient été touchées par la mise sous conditions de ressources qui avait rapporté 4,8 milliards de F.

La modification du QF va toucher 500 000 familles : hausse moyenne de 6 200 F d’impôt sur le revenu, et rapportera à l’Etat 4 à 5 Milliards de F

Les allocations familiales seront prolongées jusqu’à 20 ans pour tous , comme c’est déjà le cas pour les étudiants ( 60 000 familles concernées)

On met à l’étude la prise en compte des jeunes adultes à charge ( 21 et 22 ans dans le calcul de l’allocation logement.

Actuellement majorées lors des dixièmes et quinzième anniversaires , respectivement de 192 et 431 F par mois et par enfant, les allocation familiales le seront un an plus tard , soit à 11 ans et 16 ans . Perte pour les familles : 900 millions de francs.

En revanche, les majorations pour âge pourront être perçues par les familles titulaires du RMI, et ne seront pas intégrées dans les ressources pour le calcul des droits au RMI

L’allocation de rentrée scolaire , portée à 1600 F par enfant en 1997, sera étendue aux familles d’un enfant qui respectent le critère de ressources (140 000 F nets annuels) , même si elles ne disposent d’aucune autre prestation ou allocation . 300 000 familles seraient concernées.

L’aide au logement social sera revalorisée en trois ans dans la limite de 150 F par mois et par enfant, ce qui toucherait 500 000 familles.

Le congé parental , actuellement ouvert jusqu’aux trois ans de l’enfant, pourra être pris par période de six mois fractionnés jusqu’à l’âge de 16 ans.

Des disposition complémentaires sont envisagées pour pouvoir s’occuper d’un parent dépendant , et pour favoriser les conditions de retour dans l’entreprise.

Les CAF devront accroître leurs aides envers les communes dont les crèches accueillent en majorité des familles modestes.

Les crèches parentales seront encouragées , et les schémas locaux d’accueil de l’enfant généralisés;

Le gouvernement souhaite créer un réseau d’appui , d’écoute et de conseil des parents avec la mise en place de mille points d’informations parents.

Il souhaite en outre développer la médiation familiale , améliorer la prise en charge des enfants hors temps scolaire et les relations parents-écoles , enfin valoriser l’autorité parentale.

Il faut y ajouter l’abandon de l’abaissement prévu des impôts sur le revenu ( 5 Milliards).







Famille définition INSEE : simplement humaine : il faut que cela fasse groupe stable . ( à deux) . Les veuf-ves aussi . Les célibataires purs n’y sont pas comptés.


En 1999, 24 millions de ménages, dont

7,3 millions d’une personne seule ,

1,7 millions d’une famille monoparentale.

et 14,6 millions un couples, avec ou sans enfant au foyer.


Chacun en France est solidaire , par un système de protection sociale qui réunit les générations à travers le temps , ( plan vertical), et les plus aisés qui doivent aider les moins aisés ( plan horizontal) . Excellent système si la solidarité joue dans tous les sens .

Tout le monde est conscient

- que la protection sociale des personnes âgées repose, outre sur la solidarité qui existe autour d’elles , familiale d’abord et surtout , puis, pour ceux qui n’ont pas la famille ad hoc , financière : et que ça repose alors sur les cotisations que versent pour eux les actifs : nécessité d’actifs en nombre suffisant, ces actifs qui ont été des enfants, mais pas forcément leurs enfants .

- que la protection maladie et accidents du travail repose, outre sur une politique de prévention et une bonne implication individuelle qui permet des économies, (on admet très généralement que un franc dépensé en prévention, c’est 20 Franc économisés en curatif .

Par exemple, il faut savoir que un franc sur quatre est dépensé en matière de santé pour pallier à l’alcoolisme et à ses conséquences .) Pour trouver l’argent, ça repose uniquement sur les cotisations des actifs : nécessité d’actifs en nombre suffisant , actifs qui ont été des enfants, mais pas forcément leurs enfants .

Il faut donc une pyramide des âges stable pour que l’on puisse maintenir les rapports humaines et financiers.


Pyramide :

Population passée de 40 500 000 hab. en 1946 à plus de 58 000 000 en 1999 , et augmente encore : par quel facteur ?

Les naissances ?

non :

En 1946 « baby-boom : 844 000 naissances .

En 1949 : 867 000 !

1971 : 879 000 !

puis la baisse commence et représente aujourd’hui 750 000 enfants en moins environ depuis 1981 avec toutes les conséquences sur la consommation et les retraites : il y avait , de fait , des économies ( alloc., ed.nat., santé) qui auraient pu et pouvaient contribuer à aider ceux qui voulaient avoir des enfants à en avoir.

1981 cependant, ce n’est pas vieux , il y avait encore 805 000 naissances

Et aujourd’hui, 1999 , en 4000 naissances de plus qu’en 1998 , on parle de baby-boom ! pour 744 000 naissances seulement .

Rappelons en 1946 844 000 naissances pour 40 500 000 hab. ; et en 1999 , pour 58 000 000 d’hab. , seulement 744 000 .

La population française n’augmente que par le vieillissement de la population .

Soit 100 000 naissances de moins, par an , de moins pour une population de 18 000 000 d’hab. de plus .

Il est évident que ça va coincer quelque part …

Quelques autres chiffres :

- 1,4 enfant par femme en moyenne en Europe : la génération qui naît en ce moment sera moins nombreuse de un tiers que celle qui entre dans l’âge adulte .

- A 60 ans , un couple français sur quatre n’a pas de petits-enfants.

- Dix actifs aujourd’hui acquittent les pensions de quatre retraités. Dans 3 ou 4 décennies, 10 actifs devraient, si rien ne change, supporter la charge de 7 retraités .. qui ne seront pas de leur famille ? En 2040, la France comptera presque un retraité pour un actif .


- Réactions diverses :

« Gérard Calot, directeur du comité européen sur la population du Conseil de l’Europe : «  la baisse de la population est d’abord perçue comme un avantage , car il y a moins de dépenses scolaires ou de santé, moins de congés de maternité et les ménages peuvent affecter leur ressources à des consommations plus gratifiantes que celles liées à la famille ; mais après 25 ans de baisse continuelles, les bénéfices de celle-ci ont été consommés , et il va maintenant falloir gérer les contreparties du phénomène , le plus immédiat étant le dossier des pensions et des retraites ».

«  La solution d’un sursaut national en faveur de la fécondité n’est plus à l’ordre du jour . »( Hélène Grillon, Le Quot.du méd. Jeudi 30 mars 2 000)

Cela semble en effet complètement exclu si on n’aide pas …

Alors que les sondages montrent que les français voudraient 1 enfant de plus en moyenne , on parle même de politique d’immigration … et on commence à en prendre les moyens ( cf. Limousin 2017 ) . Pourquoi acheter une partie des habits de Pierre qui va attraper une bronchite, pour habiller Paul à moitié bien, alors que Paul avec la même somme d’argent, veut bien se faire des habits si on lui donne de quoi en faire ?

La politique familiale est celle qui va permettre à tous ceux qui le veulent d’avoir des enfants, En moyenne , les sondages montrent que les Français souhaiteraient avoir entre 2 et 3 enfants, Or moyenne de 1,6 enfant …

Pourquoi certains le voudraient et ne le peuvent ? Mis à part pour des problèmes physiques que cherche à régler les médecins , il peut y avoir d’autres problèmes . La politique familiale est faite pour cela.


Description de l’évolution des comportements familiaux depuis quelques décennies


Le travail des femmes

- Les femmes ont toujours beaucoup travaillé à l’extérieur :

Les femmes françaises âgées de 25 à 49 ans sont aujourd’hui 80% à exercer une activité professionnelle, et elles veulent, ce qui est nouveau , une égalité avec les hommes et un libre choix . Elles veulent elles aussi une retraite ( chose qui n’existait pas avant ).

Or si elles ont des enfants , elles ont une moins belle carrière . Espagne : 1,07 enfant par femme âgée de 15 à 49 ans . Chez les Espagnoles ayant un bac plus 4 , le niveau de fécondité est à 0,72 , et celles qui se sont arrêtées au bac 1,37 . (Quant aux catho pratiquantes , taux à 1,29 : ce n’est plus la religion qui prime ) .

Or elles voient que si elles s’arrêtent , elles sont pénalisées ( chômage) mis aussi retraite : 60 % des femmes ont une carrière incomplète du fait de leur maternité .

Donc elles font moins d’enfants .

- L’égalité homme/femme n’est pas respectée dans le coupole pour les tâches ménagères :

CNRS enquête mars 1999 : le temps parental a été dissocié des tâches domestiques : il est en moyenne de 12 heures 41 pour les père vivant en couple , et de 23 heures 37 pour les mères. L’implication auprès des enfants est encore très différente , sans parler des travaux domestiques .



Résultat : plus de femmes qui ne veulent pas d’enfants ou moins d’enfants, ni de mariage …



Mariage

Après un plus bas en 1995 de 255 000 , sont remontés à 280 000 en 1996, à la suite des amendements Courson, ; même niveau depuis : efficacité de l’incitation financière juste pour ceux qui voulaient en réalité se marier …

En 1999, 280 000 mariages : mais baisse du nombre des premiers mariages , compensées par les remariages.

( Mariages religieux de 172 000 en 1984 à 120 000 en 1998 , soit 42% des mariages célébrés

en France . ( 4 000 mariages religieux de moins chaque année))

Sur 6 couples, 5 sont mariés , un ne l’est pas . Mais l’âge compte beaucoup : jusqu’à 26 ans pour les femmes ,e t 28 pour les hommes, les cohabitants sont plus nombreux que les mariés.

Notons que le rythme du mariage des concubins s’est nettement ralenti depuis 30 ans : la proportion des unions ayant duré dix ans sans mariage a quadruplé entre 1970 et 1980 , et pourrait atteindre 30 % pour les couples unis vers 1990 .  


Divorces :

Il y a le même nombre de divorcés (entre 110 et 120 000) que de conjoints survivants à un veuvage par an .


Remariages :

46,8 % des hommes et 44,8% des femmes sont aujourd’hui des remariés.

Plus des divorcés que des veufs. Et les divorcés se remarient de moins en moins .

18% des mariages conclus entre 1989 et 1993 réalisaient ou officialisaient des recompositions familiales : dans 11% des cas, présence d’enfants , mais pas d’enfants communs, et dans 7% des cas , déjà enfants communs .

En 1970 , un mariage sur dix impliquait un ex-divorcé ; en 1996 un sur quatre .


Célibat :

femmes 29% pour la génération de 1967 , un peu au-dessus de la moyenne des pays occidentaux qui est d’environ 25% .

Pour juger de l’évolution, il faut savoir que le taux de non-mariage pour les femmes nées en 1945 n’est que de 8% .



PACS :

23 071 Pacs signés depuis décembre 99 :

- du 16 nov. au 31 déc. : 6 211

- 7761 au premier trimestre

- 5082 au deuxième trimestre

- 4017 au 3° trimestre

En sept 98 , 49 % des français s’y déclaraient favorables. En juin 2000, 60% ; en sept 2000 , 70 % …


Concubinage , enfants naturels, etc.

40 % de naissances hors mariage en 1997 ( 290 848), au lieu de 30,1% en 1990 et 19,6% en 1985 . Ils font un peu moins d’enfants que les mariés .



Parents :


Fécondité tardive : Age moyen de la maternité : 29,2 ans.

On espère que malgré cet âge tardif ,elles couvriront le déficit des naissances . mais cela a peu de chances de se passer .

Et de toute façon , les femmes qui ont un traitement pour avoir une grossesse ont plus de fausses couches que les autres et aussi une surmortalité néonatale supérieure.

En moyenne , 13 % de fausses couches sur 100 grossesses. ( 8,7% à 22 ans , 20% chez les plus de 35 ans; 54 % chez les plus de 42 ans ; 74% à 45 ans, et 84% au delà de 48 ans.)

Même chose pour les avortements spontanés, les GEU et la mortinatalité, les grossesses ectopiques, et les fausses couches.

Une étude semble montrer que le risque général d’avortement spontané a augmenté au fil des

ans entre 1978 et 1992 : de 9,3 à 12,5 ... .


La part des familles de un et deux enfants est restée assez stable depuis 30 ans, mais les familles nombreuses baissent .

« ce qui fait peur aux jeunes familles , c’est d’avoir à assurer pendant une durée de plus en plus longue la charge de l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle de nombreux enfants, dans une société où le risque zéro devient l’une des premières demandes sociales. »


Mis à part le problème du métier dont on a parlé , le coût de l’enfant :

Le premier enfant de zéro à 15 ans représente financièrement 20 à 30 % du budget d’un couple sans enfant ; au delà de 14 ans , un adolescent coûte aussi cher qu’un adulte supplémentaire , soit environ 35% du revenu d’un couple sans enfant . Ceci doit être rapproché du fait que la coût de l’enfant a été relativement stable depuis une quinzaine d’année alors que les alloc. familiales reculent et que le plafonnement très strict de l’avantage fiscal représenté par chaque demi part , comme si l’enfant coûtait de moins en moins .


avortement :

Une IVG pour 3 ou 4 naissances1 : combien d’enfants qui auraient été acsceptés ?

Femmes seules et sans enfants qui avortent le plus , 44 % des cas .


Relations avec les personnes âgées :


Près d’une personne âgée sur 5 ( 15%) n’a plus aucun contact avec sa famille quand elle atteint 75 ans.

Plus de la moitié des plus de 86 ans font régulièrement appel à des aides, le plus souvent à un membre de la famille.

Problème de la dépendance … pour les isolés . Problème qui ressort partout maintenant et dont on mesure les conséquences mesurables : …



Enfants et parents , enfants et société


Les jeunes Français sont en tête des pays européens pour la consommation du tabac, comme pour l’alcool et le suicide .


1200 personnes se suicident par an en France. C’est la deuxième cause de mortalité des 15-24 ans et la première des 25-34 ans . 80 % des suicides sont précédés de signes annonciateurs


A 18 ans, 93% des jeunes vivent chez leurs parents et 2,2% ont un emploi . A 24 ans, ils sont

43,4 %à vivre chez leur parents et 55,7 à avoir un emploi .


Mineurs bénéficiant des mesures éducatives de la Protection judiciaire de la jeunesse : 20% déclarent que leur père est au chômage, 5% qu’il est en invalidité ou longue maladie ; 15% sont étrangers , et 43 % d’origine étrangère ; 46 % ont connu des redoublements scolaires multiples et 36% ont quitté l’école avant 16 ans;


Au R.-U. chez les 13-19 ans : hausse de 52% des gonorrhées chez les garçons , et de 39% chez les filles de 1998 à 1999, l’augmentation étant de 26% et de 30% chez les adultes . C’est une génération complète qui n’a pas été sensibilisée par les campagnes antisida des années 80 et début 90 , et il est vital qu’ils comprennent les principes généraux de précaution en matière de relations sexuelles.


Même chose pour les avortements : ils ont la liberté d’information, la liberté sexuelle , mais ont-ils les autres éléments de choix ? …


10% des enfants de 10 ans en France seraient victimes d’un surpoids manifeste, et ce taux aurait doublé depuis 10 ans. A 4 ans, la moitié des obésités sont installées ,et à 6 ans, la totalité des enfants obèses sont repérables. Une part liée au contexte génétique ( 40%) , et une autre liée au contexte social , économique et culturel . D’autres facteurs dépendent plus de ressorts psychologiques liés à l’histoire personnelle et familiale de l’enfant .


Toute l’éducation dépend en premier lieu de la famille , puis du scolaire etc. (cf. les résultats de l’Observatoire )


Idées :


Travail des femmes et choix de vie :

- Contrairement à certaines idées qu’on voudrait leur imposer, elles veulent assumer leur maternité, qu’elles aient un travail rémunéré ou qu’elles soient à la maison . En Norvège, 90% de femmes préfèrent une aide en espèce à des structures collectives. En France , ces aides sont aujourd’hui menacées : l’AGED a été considérablement rognée et l’APE risque de subir le même sort. L’APE peut être versée à partir du 2° enfant , et peut s’élever jusqu ’à 3 000 F . Près de 540 000 familles et 700 000 enfants en ont déjà bénéficié . Un succès inattendu ! bien significatif . D’après le rapport Thélot, une crèche revient à 12 milliards de francs pour 140 000 enfants ; l’APE , à 15 milliards, pour 540 000 familles bénéficiaires. A-t-on demandé aux femmes ce qu’elles souhaitaient ?

- Importance de trouver des systèmes de gardes d’enfants pour les femmes qui ont des horaires d’entretien (5 h du matin ...ou 22 heures dans les grandes surfaces ou les bureaux) : les nouveaux emplois féminins à horaires difficiles . Allocations pour les aider à élever elles-mêmes leurs grands adolescents tardifs . Conjuguent échec, solitude , misère économique, alors qu’elles se sentent mères et ne peuvent supporter l’image négative qui leur est renvoyée parce qu’elles n’arrivent pas à faire face à ce qu’elles voudraient .

- ARAF : aide à la reprise d’activité des femmes est un effort budgétaire de 100 millions de F . Cette prime de 3000 F versée par l’ANPE pour aider les femmes à organiser la garde de leurs jeunes enfants après un congé parental contribue au droit à l’égalité professionnelle alors qu’elles éprouvent plus de difficulté que les hommes à s’insérer sur le marché du travail et qu’elles continuent à assumer 80% des tâches domestiques et familiales.

- Le choix d’un métier ou du foyer : le salaire maternel : ce n’est pas l’amour maternel qui est rémunéré, il est sans prix , mais le service rendu à la collectivité. Pourquoi rémunérer des nourrices chez elles, ou des assistantes maternelles , ou des auxiliaires de vie préposées au maintien à domicile des personnes âgées dont le coût , hors soin, était estimé à 120 F par jour : va-t-on les soupçonner de travailler sans amour?

Comment trouver l’argent ?

1) Qu’est-ce que coûte ce qui existe ou ce qu’on va faire ?

Le coût des crèches : la construction d’une crèche de 60 berceaux est estimée à 10 millions de F . Il faut y ajouter la perte du rendement des sommes ainsi utilisées. Cela fait 166 000 F environ par berceau .

Il faut y ajouter le coût de fonctionnement : en 1993 on admettait 450 F par jour par enfant gardé , 22 jours par mois, soit 9 900 F .

Les PTT donnaient à leurs fonctionnaires en 1985 4 160 F par mois plus toute la couverture sociale pour la garde de trois enfants 20 jours par mois , soit environ 5 000 f en 1993 , avec une réévaluation de 2% par an.

Une indemnité de garde de l’ordre de 5 000 à 6 000 F serait tout à fait valable et avec protection sociale identique aux salariées qui font ce travail et une garantie de retrouver sa place . La femme serait libre de choisir.

2) ce que le salaire apporte :

La collectivité est déjà gagnante par rapport aux places de crèche qui se dégagent et qui sont actuellement insuffisantes. Ceci ramènerait en outre à la maison beaucoup de femmes heureuses et dégagerait du chômage la même quantité. Et dégagerait aussi de l’inscription à l’ANPE une partie de femmes au chômage. Là encore , c’est tout gain. En outre , on n’aurait plus besoin de prévoir la création de nouvelles crèches .Les économies faites par l’ANPE devraient être reversées au fond familial national. D’autre part la relance des naissances relance la consommation, et donc se finance elle-même en partie .

- les allocations familiales qui compensent les charges matérielles ( financières ) liées aux enfants.

Le premier enfant de zéro à 15 ans représente financièrement 20 à 30 % du budget d’un couple sans enfant ; au delà de 14 ans , un adolescent coûte aussi cher qu’un adulte supplémentaire , soit environ 35% du revenu d’un couple sans enfant . Ceci doit être rapproché du fait que la coût de l’enfant a été relativement stable depuis une quinzaine d’année alors que les alloc. familiales reculent et que le plafonnement très strict de l’avantage fiscal représenté par chaque demi part , comme si l’enfant coûtait de moins en moins .

On demande à la CNAF d’appliquer des choses discutables .

Depuis plus de 20 ans , les allocations familiales ne sont pas , au mépris de la loi , revalorisées , et les économies ainsi faites ne sont pas reversées aux familles. Même chose pour l’année où les allocations familiales ont été supprimées, et les baisses du quotient du plafond familial .

Le principe de la compensation de charges disparaît pour une redistribution sociale qui ne profite pas aux familles .

La réforme des aides au logement va encore dans ce sens puisque 40% des aides ne concernent pas les familles ayant des enfants à charge.

- la retraite maternelle  :

La société française est divisée en deux groupes :

- le 1° groupe : deux salaires, deux retraites, 0,1,2 enfants , qui représentent 24 millions d’adultes ( INSEE 82) et « donne » 9,6 millions de naissances , soit 0,8 enfants par femme , et a un niveau de vie 2 à 3 plus élevé que le groupe suivant , toutes choses égales par ailleurs.

- le 2° groupe : un salaire , une retraite, trois enfants et plus , qui représente 4 millions d’adultes , soit 1/6 du précédent ; donne 7 200 000 enfants , soit 3,6 enfants par femme , soit un chiffre 4, 5 fois supérieur au chiffre du premier groupe. Le niveau de vie est moins de la moitié , toutes choses égales par ailleurs à celui du premier groupe.

Comme chaque enfant devenu adulte donne 40 annuités de retraite, le premier groupe donnera par femme 0,8 fois 40 annuités = 32 annuités de retraite . Le second groupe donnera par femme 3,6 fois 40 = 144 annuités .

- Autres situations donnant lieu à des compensations et des aides : Les familles monoparentales sont moins à l’aise car en couple il y a aussi des économies d’échelle . La séparation, le divorce ou le veuvage s’accompagnent d’une baisse de niveau de vie et interrompent le processus de constitution d’un patrimoine .

- une fiscalité juste :

L’impôt sur le revenu : en 1998 , 29,9 foyers fiscaux , 51% sont assujettis à l’impôt sur le revenu . ( En 1985 , c’était 61 %) . Cette évolution est due à la multiplication des déductions fiscales.

Il rapporte moins en France qu’à l’étranger. Il représentait 14,8% des prélèvements obligatoires en 1997 , alors que ce taux est de 23,2 en Allemagne , 25,8 % au Royaume-Uni , 29,8% en Italie , 37,7% aux Etats Unis , et de 53,3 % au Danemark où il sert à financer la protection sociale .

Seul l’ipôt sur le revenu est juste pour les familles, avec tous les revenus bien sûr , et un quotient familal qui mette à égalité .

- une appréciation juste par l’Etat des droits et des devoirs des enfants :

La loi sur les allocations familiales jusqu’à 22 ans se justifiait ainsi : Celles-ci doivent être versées à la famille . Car ce n’est pas le fait que l’enfant recevra de l’argent d’une bonne fée qui le rendra adulte et autonome , mais bien plutôt le fait qu’il sera poussé à en gagner par lui-même et à en prendre les moyens. Les enfants restent longtemps dans les familles .



Si les compensations étaient honnêtes, si la fiscalisation( directe et indirecte) était juste, si les charges des familles étaient équivalentes à la participation de ceux qui ne veulent qu’un ou pas d’enfants, si les droit acquis à la retraite étaient fonction de la solidarité intergénération mais aussi interparent/non parents , alors les mesures citées plus haut n’auraient pas lieu d’être.


Nouveaux axes :

Ce qui est bien: les places de halte-garderie et de crèche, créer une prime de reprise à l’emploi à l’intention des femmes qui ont abandonné leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, instituer pour les accidentés ou les maladies graves un congé « enfant malade » assorti d’une allocation de présence parentale pouvant durer jusque trois mois, unifier les barèmes compliqués de l’allocation logement et de l’APL , ...



Conclusion : la famille qui existe est-elle celle que les gens veulent ?


Les aides sont nombreuses .


La famille est respectée dans sa diversité, certes, mais on ne regarde pas quelle est l’idéal de famille souhaité .

Les adultes voudraient en moyenne 1 enfant de plus et un couple stable, assez d’argent pour que père ou mère reste au foyer au moins à temps partiel ou à des moments clés; les enfants rêvent de parents aimants, stables, éducateurs , de parents assez au foyer , d’un père et d’une mère évidemment ...

Si l’on pouvait aider la femme à choisir avec toutes les nuances , à égalité financière, entre un métier à 100% ou un bénévolat à 100% , si les modèles sociaux , éducatifs, les repères, les conseils des psychologues et des soignants de la santé et de la société étaient écoutés, sans doute n’aurait-on pas besoin de Foyers éducatifs, de surveillants, etc. de Réseau d’écoute de parents

La force d’une famille n’est pas le culte de la vie professionnelle , ni l’attente d’un Etat tutélaire, mais l’engagement d’un couple autour de ses enfants, d’une famille entre générations.

L’argent est un palliatif utile et agréable , mais outre qu’il n’est pas donné dans son intégralité car la compensation est très insuffisante , l’utilité de l’argent n’est que partielle par rapport aux causes liées aux mœurs, aux valeurs , de la chute de la démographie, de l’instabilité , de l’isolement…

La CNAF doit néanmoins bien sûr appliquer ce palliatif, mais elle peut réfléchir aux causes des troubles sociaux .

De même que la santé change et se tourne vers la prévention au lieu de ne faire que de la thérapie tardive et coûteuse , la CNAF doit aider les familles en aidant l’Etat à prendre conscience de ce que veulent les familles : une Famille à qui on laisse la liberté des choix , en l’aidant à à exister et non à survivre à moitié asphyxiée , et dont on reconnaisse même l’utilité, par la justice des aides versées qui sont des compensations pour des problèmes et qui parfois signifient aussi la juste reconnaissance de ce que la structure familiale apporte à tous sans distinction, par les valeurs dont la famille est porteuse par essence : la solidarité et le sens du futur, la générosité et la stabilité qui seules peuvent permettre la continuité et l’universalité de notre système social égalitaire .



1 L’avortement est faible au Canada et Pays-Bas en partie parce que la stérilisation est permise

250 000 avortements en France en 1975 , contre 220 000 en 1994 :soit 0,52 avortement par femme en 1994 contre 0,67 en 75 . pour 730 000 naissances en 1999 .

L’avortement est faible au Canada et Pays-Bas en partie parce que la stérilisation est permise.

Jusqu’en 1981 , 0,7 avortement par femme ; puis descend jusqu’à 0,6 en 1985 , et ensuite en descente douce jusqu’à 0,52 .

Nombre absolu : 250 000 en 1975 , puis montée jusqu’en 1980 et plateau à 265 000 , puis descente jusqu’en 1986 à 230 000 , plateau et descente douce jusqu’en 1994 à 220 000.

Le taux d’avortement par âge est un peu plus faible pour une femme mariée que pour celle qui vit en couple ; la plus grosse différence est entre ces deux types et la femme qui vit seule : à partir de 23 ans , la femme qui vit seule :

vit seule vit en couple mariée23 ans160 pour mille Idid25300 100973028012010535200100974080504545555

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