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Familles de France Corrèze
11 rue Jean Jaurès
19 000 Tulle
tel. fax-rep. 05-55-26-94-84
15 février 2000
EVALUATION A MI-PARCOURS
SOUTIEN AUX FONCTIONS PARENTALES
en Corrèze 1999-2000
Evaluation
des 2 actions complémentaires intégrant le Réseau d'écoute,
d'appui et d'accompagnement des parents
Action 1 : " Etre parent aujourd'hui " : Aspects psychologiques
et sociaux
- 7 journées d'information : - Accueil du tout-petit
- Ecoute et dialogue ( 3 jours)
- Télévision
- La famille et l'école
- L'aventure familiale
- renforcement d'une permanence en conseil conjugal et familial déjà
existant .
Action 2 : " J'aide mon enfant à réussir sa scolarité
et son orientation " Aspects scolaires et orientation
- 3 conférences-réponses aux questions sur la façon dont
les parents peuvent (mieux) aider leurs enfants à réussir leur
scolarité , sur le plan pédagogique . Erreurs à éviter
, conseils .
- création d'un pôle-aide au choix à l'orientation de
l'enfant .
Note : Les caractères normaux représentent le " projet ",
et les caractères gras représentent le " réalisé
évalué "
.
Evaluation à mi-parcours de l'Action 1 : "
ETRE PARENT AUJOURD'HUI "
Objectif global de ce projet : permettre aux parents de mieux vivre leurs relations
avec leurs enfants
1-1Rappel des objectifs évalués
Objectifs prévus dans le projet :
Il s'agissait donc de soutenir et d'aider les parents dans leur responsabilité
parentale en les aidant à réfléchir aux facteurs qui vont
motiver leur choix personnel , et aux façons de le faire appliquer tout
en préservant la particularité et l'harmonie des relations au
sein de la famille .
Il s'agissait de leur apporter des informations sur les questions principales
qu'ils se posent face à l'éducation de leurs enfants, et de favoriser
les lieux d'échanges entre parents, trop peu nombreux en Corrèze,
en s'appuyant sur l'expérience et la richesse de chacun. Par le biais
des parents, permettre à l'enfant de grandir dans un contexte favorable
à son épanouissement afin qu'il devienne un adulte responsable
et autonome .
En les adaptant aux besoins spécifiques de la Corrèze, comme la
densité plus faible qu'ailleurs et la ruralité , la population
relativement âgée et le rôle important des grands parents
en particulier en zone rurale, le nombre d'enfants en baisse , les particularités
des offres de l'enseignement et de la communication etc.
== Nous pensons avoir atteint ces objectifs , auprès de presque autant
de personnes que nous l'avions prévu ( groupes avec un 15 participants
maximum ) , mais auprès de moins de parents que nous ne l'avions souhaité
.
1-2 Mode d'Evaluation
Telle qu'elle était prévue dans le projet :
L'évaluation de ces stages est de l'ordre de l'intimité de la
personne et des familles . Elle ne peut être mathématique .Les
retombées se font sur du long terme. L'évaluation est donc difficile.
L'évaluation sera faite également pour permettre de prolonger
l'action en la perfectionnant ou en la modifiant .
Plusieurs moyens d'évaluation devront se recouper .
Pour chaque journée, il sera demandé au participant de remplir
un questionnaire d'évaluation ( joint à ce dossier) . == Fait
. Nous joignons en annexe la longue retranscription dactylographiée de
ces réponses arrivées dans le mois qui suivait pour la plupart
, qui sont les meilleures évaluations pour ces actions.
Une évaluation intermédiaire est prévue afin de modifier
le contenu des journées si nécessaire par rapport au degré
de satisfaction des familles. == vous l'avez en main.
Une évaluation finale basée sur l'expression des parents sera
organisée et ainsi permettra de travailler la 2° étape ( 2000-2001)
avec les parents intéressés. == A faire à la fin
Il existe également d'autres critères :
le succès et rapidité du remplissage,
le nombre des participants et la rapidité des inscriptions
leur motivation perceptible dans les modalités de leur venue
l'assiduité des participants ;
la demande de suite
le retentissement périphérique
l'implication , l'aide et le soutien et la participation des autres " membres
" du réseau etc.
L'évaluation de ces derniers points est contenue ci-dessous .
1-3 Réalisation des actions 1999-2000
1-3-1 Rythme
== Comme prévu , les stages ont eu lieu en semaine, à partir
de novembre 1999 à mai 2000 .
Les Stage La télévision , La famille et l'école , et l'aventure
familiale n'ont pas encore eu lieu , puisqu'il était prévu de
les répartir jusqu'à fin juin 2000 .
Les rythmes ont été respectés malgré un changement
de calendrier dû aux impératifs du formateur .
Certaines journées devaient pouvoir être précédées
d'une conférence la veille au soir d'avant , le soi-même ou le
lendemain matin selon la disponibilité des intervenants, pour toucher
un autre public. Mais notre espoir a été vain : trop peu de parents
ont été vraiment mobilisés. C'est regrettable sur tous
les plans et d'autant plus la disponibilité de nos intervenants , leur
motivation, et leur conception du bénévolat, faisait qu'ils l'auraient
fait sans surcoût ...
Une autre année, certains parents ont suggéré que ce soit
fait sur les Week-end . Ou le soir : mais il faudrait alors que le formateur
soit déjà sur la Corrèze .
Les trois journées sur le dialogue ont représenté une contrainte
assez lourde pour certains parents ( enfants malade, accouchement , grippe )
. Cependant le programme était bien sur trois jours qui se complétaient,
et ne se bornait pas à une initiation rapide .
1-3-2 Lieux
Nous avions décidé que les stages se passeraient plutôt
en milieu urbain ( Brive, Tulle, Egletons , Ussel ) par un souci de complémentarité
de fait avec les actions de Familles Rurales , tout en sachant que Familles
de France n'a aucune spécificité socio-géographique dans
ses statuts .
== Le choix du milieu urbain a été respecté , mais nous
avons regretté de n'avoir pu trouver un public suffisant pour les stages
ailleurs qu'à Brive, malgré quelques contacts pris avec des associations
et mairies lors de la séance publique de la CAF . Seul Argentat, rencontré
également ce jour-là , a donné suite et un stage s'y déroulera
en mai .
Cette action était prévue dans des lieux " intéressants
" pour la parentalité. Nous voulions des lieux bien aisés
pour les familles .
== Le Centre Raoul Dautry , et le Centre Jacques Cartier nous ont effectivement
accueillis.
1-3-3 dates
== - accueil du petit-enfant : lundi 15 novembre 1999
== - dialogue : les jeudis 9 décembre, 7 janvier et 27 janvier
1-3-4 encadrement
== Comme prévu , les formateurs ont été
- Madame Mulsant , psychanalyste, collaboratrice de Françoise Dolto ,
fondatrice d'une Maison Verte à Paris etc. qui a traité de l'Accueil
du tout petit sur un jour .
- Madame Brunot , formatrice Gordon France qui a expliqué des technique
d'Ecoute et Dialogue sur 3 jours séparés par un mois environ .
)
1-3-5 supervision
Les affichages ont été abondants, et surtout au fur et à
mesure des stages, les participants aidaient pour le suivants .
Les centres sociaux qui nous ont accueillis ont mis paper-board, cafetière
pour la pause, kitchnette pour le pique-nique à notre disposition , et
l'accueil s'est amélioré au fur et à mesure des stages
.
Les formateurs ont été accompagnés et raccompagnés
par des bénévoles.
1-4 Publics
1-4-1 Publics visés
Etaient visés les parents, grands-parents et les familles ou ménages
au sens large, sur l'ensemble de la Corrèze . Nous ne voulions pas faire
de sélection , sachant que nos formateurs s'adaptent et sont heureux
que viennent des gens qui prennent sur leur temps libre, parfois sur leur temps
de travail ou de congé , sur leurs habitudes , qui prennent même
sur eux, voire sur leur timidité...
Le stage pouvait être ouvert à des " professionnels "
concernés par ces thèmes , avec l'objectif qu'ils en parleraient
aux parents qu'ils touchent , qu'ils seraient accompagnés de parents
dont leur présence faciliterait " le premier pas " ... , que
la transcription aux parents se réaliserait , ou qu'ils stimulaient ensuite
les parents pour y participer dans la suite .
Le nombre prévu devait varier entre 12 à 20 personnes, selon la
demande du formateur.
Une garderie pourrait exister pour soulager les responsables de tout petits.
Une participation financière de 50F par jour était demandée
, sur le conseil de partenaires sociaux , pour "faire participer mieux
" les parents, mais Familles de France, précisait que ce ne devait
pas être un obstacle si elle ne pouvait être apportée, de
manière à ce que tous puisse y venir réellement .
Le problème, dont nous avions conscience , était de les contacter
et de rendre possible leur décision ...et nous avions noté que
" le partenariat est une réponse intéressante " à
cette nécessité .
1-4-2 Public atteint
== Nous avons reçu essentiellement des femmes ( un homme seulement,
et c'est par commodité que nous parlerons au féminin de notre
public ! ) . Depuis une future jeune mère de seize ans , jusqu'à
des grands-mères , ou des personnes sans enfants.
Le public atteint a été très varié, grâce
en particulier à Madame Ladoul , médiatrice scolaire, qui est
venue accompagnée de personnes qu'elle avait motivées personnellement
. Souhaitons que cela fasse tache d'huile !
Un papa, profession libérale , a assisté à des journées
: ce qui est rarissime ...
La variété du public a je crois été une expérience
impressionnante et très formatrice pour tous. Un pique-nique a même
clôturé le stage d'écoute, pour rassembler plus de monde
.
Certaines n'avaient jamais participé à de tels stages sont venues
. Elles ont fait part de leur satisfaction, et elles ont fait une restitution
à d'autres de leurs amies qui ne parlaient pas français .
Des parents se sont entraidés pour s'occuper des enfants etc.
En ce qui concerne le stage pour l'accueil du tout petit, 15 personnes étaient
inscrites, et 12 sont venues. Nous avons été étonnées
qu'il n'ait pas attiré plus de jeunes de mères dans ce cas . Mais
il est vrai qu'elles ont sans doute d'autres choses à faire alors . Il
a été suggéré alors instamment par les absentes
comme par les présentes, que ce stage ait lieu avant la naissance , dans
les maternités et qu'ils soit proposé par les structures ou les
personnes qui touchent les futurs parents , mères et pères , grands-parents,
etc. et qu'il soit également proposé à tous les professionnels
qui s'occupent directement et indirectement de ce public ( parent et bébé
!).
En ce qui concerne le stage écoute , qui a reçu 22 participantes,
nous avons eu beaucoup de demandes . Plus que nous ne pouvions en accepter ,
malgré les conditions difficiles . Certains problèmes concrets
ont empêché certaines de venir .
Il est à noter que des responsables ont demandé des places pour
leurs professionnelles avec insistance, promettant de le faire dans le cadre
demandé aux professionnels , et, venues sans accompagner de familles,
elles n'ont pas même suivi les trois journées, pour des raison
que nous acceptons plus ou moins bien ...
La mairie, la garderie de Tujac, les médiatrices scolaires, l'AFMD et
le centre Patier ont payé leur participation, considérant ces
stages comme de la formation . D'autres professionnels salariés ont pris
ces stages sur leur temps de vacances .
Environ 30 % des parents ont réglé leur participation .
Une personne a adhéré à Familles de France .
1-5 Partenaires
1-5-1 Rappel des Partenaires visés
Il était prévu que nos associations locales prennent en charge
la gestion des stages et la mobilisation de leurs adhérents. Mais nous
avions aussi précisé que nous comptions sir les acteurs de terrain
( y compris ceux du Réseau) pour nous aider à faire passer l'information
aux familles.
Les partenaires sociaux contactés un peu tardivement ont été
chaque fois sollicités de façon détaillée afin que
cette action , une solution parmi d'autres, puisse être utilisée
par des familles.
Afin de permettre l'accompagnement des journées d'échange entre
les parents et de permettre un apport théorique par rapport à
l'éducation, des moyens financiers étaient nécessaires
pour rémunérer ou indemniser les intervenants . Le budget prévisionnel
était joint dès juillet 1999 .
Nous souhaitions une aide psychologique, de communication et de médiatisation,
de participation directe ou indirecte aux stages de tous les membres du Réseau,
au contact de parents , qui aurait voté pour notre projet .
1-5-2 Evaluation des Partenaires atteints
== Les partenaires du Réseau , et ceux auxquels nous pensions, ont été
effectivement atteints : nous avons régulièrement envoyé
des courriers informatifs, des demandes de participation , des affiches à
photocopier et poser .
Certains organismes ont envoyé des personnels et des parents , certains
employeurs ont même offert ce qu'ils ont considéré comme
des formations à ses ressortissants , ( le centre Patier , le Relais
petite enfance , la garderie de Tujac, la ville de Brive) et aux médiatrices
scolaires et aux parents qu'elles avaient motivés .
Les journaux , médias de la ville de Brive et de la municipalité
, ont gratuitement fait passer les informations, de même que les magasins
et certains lieux publics .
La Fédération Nationale Familles de France nous a bien aidées
puisque cette action se fait sur la France entière . Le projet , la structure
et les intervenants nous étaient connus .
Les intervenantes Familles de France ont proposé une prestation supplémentaire
pour un petit groupe, gratuitement, de manière à toucher un autre
public qui n'aurait pas pu ou voulu venir sur toute une journée .( Malheureusement,
ces groupes n'ont pas été constitués ) . Les deux formatrices
ont été amicalement reçues chez des bénévoles
. Leur disponibilité , même lors des pauses ou des repas a permis
le plaisir de nouer de nouvelles relations . Il y a eu de nombreux échanges
à ces moments-là sur la politique familiale et la famille en général
, les problèmes des parents. Une formatrice a laissé ses coordonnées
, incitant chaleureusement les participantes à la joindre en cas de difficultés
, ou de conseils à demander .
L'UDAF et les Associations Familiales y adhérant , le Réseau d'accompagnement
scolaire, les Associations de parents d'élèves publiques et privées
, les clubs services, et les associations caritatives diverses, Missions locales
, " Recherche et rencontre " , AFMD, le Secours populaire , le Secours
Catholique, Emmaüs, les Restaus du cur, Violence conjugale, ont apporté
à leur façon leur soutien, leurs participants , leur médiatisation
par leur réseau et leurs journaux , et nous avons tissé des liens
associatifs et individuels .
Un collège a prêté chaque fois un rétroprojecteur
gratuitement .
Une garderie avait proposé d'étudier la façon dont elle
pouvait rendre service .
Petits ruisseaux ...
1-6 Evaluation des modes de participation des parents
, invités, actifs, et sous quelle forme , leur pouvoir de décision,
et lequel , avis sur le projet.
== cf. l'annexe où nous retranscrivons tels quels leur commentaires et
appréciations .
== Les parents ont , comme nous l'avons dit ci-dessus , participé en
venant aux stages, en s'organisant entre eux pour les enfants ( repas , sorties
de classe) ; ils ont posé les affiches et fait circuler l'information
. Certains ont payé leur participation et quelques uns vont sans doute
adhérer à l'association ( mais, même chez ceux qui pourraient
financièrement, l'habitude du gratuit et de la non adhésion est
presque indéracinable : parents consommateurs ... ) .
Pour venir , certains ont pris un jour de congé sur leurs vacances.
Une mère est venue de Juillac , et c'est tantôt sa belle-mère
qui a gardé l'enfant, tantôt la halte-garderie de Tujac à
Brive qui a été très accueillante et proposait un partenariat
éventuel .
Leurs suggestions dans les feuilles d'évaluation seront transmises aux
formateurs, et nous en tiendrons également compte pour les prochains
stages.
Ce n'est pas tant le niveau ou le contenu des stages qui a fait l'objet de demandes
de modification, que les problèmes pratiques . Il est certains que les
problèmes concrets se posent différemment pour tous : les parents
ont des modes de vie , de travail et des plages de liberté bien différentes.
Leurs conclusions sont positives et ils sont encore demandeurs.
Leurs questions, pleines de bon sens , concernent la mise en pratique et le
suivi ...
1-7 Freins et difficultés surmontés
1-7-1: Mise en uvre
== Nous n'avions encore jamais fait de travail aussi lourd. Nos douze heures
de secrétaire par mois ont été totalement insuffisantes
. Heureusement le bénévolat de l'association et de ses liens habituels
a été efficace . Nous avons pris des leçons de sociabilité
! et de budget .
Un grève des postes nous a considérablement gênés.
Nous n'avions pas fait attention à la date de la fin du Ramadan , (le
lendemain d'une journée) , et cela a gêné des mamans musulmanes.
Il ne faut pas non plus que la date soit trop près d'un retour de vacances
car on a du mal à joindre les parents .
De nombreux envois timbrés à 6F50
comprenant des documents
, mais aussi les affiches et les tracts tout prêts et en nombre, car le
Réseau n'était pas connu, ni Familles de France . Et de très
nombreux coups de téléphone pour des contacts individuels.
1-7-2 : parents
Les parents ou professionnels qui n'ont pas pu participer, nous ont donné
leur raisons : travail professionnel essentiellement .
Quant aux participants ne " travaillant " pas , leurs problèmes
concrets sont ceux du quotidien à gérer : enfants malades , problèmes
d'horaires ( les cours commencent à 8h , 8h30 , 9 h et se finissent à
16h30 ou 17 h ) etc. Il y a eu des maladies et des grippes : faut-il les faire
à la belle saison !
En général , les parents savent qu'ils ont besoin d'aide sur tous
ces plans, et ils la réclamant en cas de coup dur, et même souvent
préventivement ... Mais la fatigue , les occupations, la crainte aussi
de ne pas suivre , d'entendre des discours arides, moralisateurs, ou qui augmenteront
les distorsions dans la famille (père mère étant souvent
en désaccord) les freinent . Ces stages ont quelque chose de totalement
inhabituel pour beaucoup .
La première chose à faire est de les toucher , puis de leur donner
le courage d'y aller.
1-7-3 : intervenants
Pas de problème avec Familles de France .
Une seule chose : une date a été changée , par rapport
ce qui avait déjà été annoncé dans une première
lettre . mais comme les parents devaient s'inscrire , cela n'a pas été
source de difficulté réelle pour eux .
1-7-4 : partenaires ( institutions et associations )
Tous n'ont pas répondu à notre attente .
La raison principale de ce manque est à notre avis , que ce partenariat
ne s'est pas bien ni réellement mis en place.
En effet, sachant qu'il y avait une possibilité à saisir pour
réaliser des projets qui nous tenaient à cur et semblaient
correspondre à de réels besoins bien perçus par tout le
monde , nous avons proposé dès juin ce projet qui a reçu
l'aide la DDASS pour être mis en forme et chiffré . Les informations
étaient arrivés bien tard , et tous les projets devaient être
bouclés pour le 10 juillet , sinon la Corrèze perdait les crédits
de 1999. Notre projet a donc été accepté au cours d'une
réunion par les membres du Réseau . Mais il n'avait pas vraiment
été travaillé en partenariat , faute de temps. Nous n'avions
pas eu conscience que cet accord était purement formel et n'impliquait
pas une synergie de tous . Pour nous le Réseau était constitué
. Ce dysfonctionnement n'a pas été de la faute de la DDASS, tributaire
des dates, ni de la nôtre .
Cette frustration sans doute, ce mécontentement originel, s'est traduit
de la part de certains institutionnels qui auraient pu nous aider à joindre
les parents , par une grande indifférence apparente à ce projet
. Nous ne nous étonnons pas de ne pas avoir reçu de réponse
de tous les membres du réseau à nos courriers , mais certains
dont nous espérions plus particulièrement le soutien ont poussé
très loin le silence .
Nous n'avons que très rarement reçu de réponse à
nos courriers d'information ou à nos sollicitations et invitations ,
et aucune réponse écrite ...D'où un grand sentiment de
solitude et l'impression d'être abandonné par ceux qui devaient
nous aider. En attendant d'être " évalués " ...
et l'impression que beaucoup plus de parents auraient pu être touchés,
d'un seul élan, ce qui était le but du Réseau ...
De certaines administrations , il semble qu'il n'y eut aucune participation
active des personnels , aucun parent contacté par eux.
Un partenaire-conseil nous avait indiqué qu'il valait mieux demander
une participation financière des parents . Un autre nous avisa que, comme
nous en demandions une , il ne pourrait afficher nos informations.
Il nous a fallu entièrement réécrire notre projet pour
un autre partenaire, ce qui nous a demandé beaucoup de travail, et ceci
alors même que se déroulaient déjà nos actions, que
, dans d'autres départements; le projet avait été accepté
tel que, et que nous avions beaucoup à faire pour les actions elles-mêmes
.
Ce partenaire nous a aidés, de nombreuses heures , à comprendre
les raisons d' exigences nouvelles pour nous , et ainsi , ce travail lourd fut
néanmoins intéressant car il nous a permis de mieux nous connaître,
et nous a permis d'entamer une collaboration meilleure . Cette refonte du dossier
nous a permis aussi de réitérer des informations sous une forme
nouvelle auprès des institutionnels, ce qui nous a permis de mieux nous
faire connaître d'eux . Mais nous avons compris surtout le bien fondé
de la méthodologie de projet et ses conséquences pratiques, concrètes,
et quand on y réfléchit, bien naturelles . Enfin nous avons découvert
les relations partenariales : ce qui nous était inconnu .
Anne Poudret, conseillère CAF sur le Département auprès
des Associations, nous a donné beaucoup de temps et nous a également
fait comprendre ce que ressentaient certains partenaires institutionnels du
Réseau qui n'avaient pu travailler le projet avec nous en partenaires
.
Nous comprenons les motifs de ces attitudes et nous espérons qu'après
avoir ainsi , tous ensemble essuyé les plâtres de ce qui doit être
vu comme une " maison " pour les parents , nous pourrons mieux travailler
tous ensemble .
Ces problèmes ont affecté notre Fédération sur un
plan psychologique et moral, au point de nous faire hésiter à
continuer .
Autre conséquence : des complications techniques car il nous a fallu
communiquer beaucoup plus : notre efficacité était bien moindre
que prévu . D'où un problème de manque de temps , de bénévolat,
et d'argent .
Aujourd'hui, sur un plan " recettes " , si la Mairie de Brive nous
a aidés en nous prêtant gracieusement les salles, ce qui nous a
bien arrangés vu les frais supplémentaires imprévus de
timbres, photocopies, téléphone et secrétariat, et si la
CAF nous a accordé autant qu'il l'a fallu une aide technique, seule la
DDASS a versé sa part, ( 27 405 F)
1-8 Perspectives
Les difficultés et les réussites évoqués ci-dessus
donnent la clé des perspectives et des projets suivants.
Le rôle du Réseau est déterminant pour contacter et motiver
les parents .
Nous avions prévu que la suite de ce projet se situerait pour 2000 et
après :
- au niveau du Conseil conjugal et familial déjà existant et qu'il
faudra renforcer, tout en y adjoignant un lieu d'accueil, d'échanges
et d'écoute, ouvert aux jeunes et aux familles : si le mécanisme
d'une bonne communication est acquis assez tôt, la qualité des
échanges relationnels s'en ressentira .
- Dans ces lieux, des informations permettront également de savoir où
s'adresser sur tel ou tel point de discussion.
- Certaines demandes doivent aussi être prises en compte : des parents
demandent qu'on refasse les mêmes stages. Soit qu'ils en ont manqué,
soit qu'ils veulent approfondir , soit qu'ils suggèrent d'autres cadres
( maternités par exemple pour l'accueil du petit enfant )
- On peut envisager des exercices aussi de pratique de dialogue, qui s'inscriraient
dans la continuité et suivi : aide à la mise en pratique .
- Autres sujets à aborder demandés : l'analyse transactionnelle,
le sport , la violence , le stress , les conduites à risque , le droit
( " est-ce " balancer " que de dénoncer un pourvoyeur
de drogue ? " ce thème nous a été demandé par
téléphone par un parent qui ne savait comment en parler avec son
enfant ) .
- accueil du petit enfant : faire avant la naissance , et auprès de personnes
concernées personnellement et professionnellement .
- stages à prévoir sur les jours de congés pour ceux qui
ont un métier .
- quel dommage que les personnes en recherche d'emploi ne puissent être
contactées par ceux qui s'en occupent pour leur proposer ces stages gratuits
: nous n'avons pas pu mettre nos affiches à l'ANPE . Ces personnes ont
souvent du temps . Ces stages , gratuits, leur seraient en plus un bienfait
.
- ouverture aux pères sur certains sujet et avec des modalités
bien adaptées . Nous espérons faire en mai un " thé
"du soir avec les pères , et un intervenant masculin, sur le thème
" le père et l'autorité
" ( non encore exactement
fixé)
- formations plus souples, avec des horaires parallèles ou complémentaires,
plus fréquentes , sur un horaire moins lourd et mieux réparti
. Les groupes peuvent être identiques chaque fois , ce qui peut faire
naître des liens inter parents, ou les groupes peuvent être composés
chaque fois de personnes différentes car le contact se fait très
bien dans ce cadre . Les groupes peuvent être de composition variée
, voire contrastée , ( surprise bénéfique, liens positifs
) ou au contraire plus homogène ( problèmes plus spécifiques
, pudeur ) .
Vu la quantité de demandes et de besoins, il serait sans doute bon
et nécessaire de faire un recensement des personnes qualifiées,
spécialistes, et ayant des valeurs communes avec ce qui est à
promouvoir dans le Réseau, sur la Corrèze (ou le Limousin) de
manière à savoir qui peut faire quoi dans ces sujets . Cela faciliterait
à tout point de vue la réponse aux besoins .
Evaluation à fin-février de l'Action 2 :
ASPECTS SCOLAIRES ET ORIENTATION : " J'aide mon enfant à réussir
sa scolarité et son orientation "
Objectif global de ce projet :
permettre aux parents d'aider leurs enfants à mieux réussir ,
et les accompagner dans leurs apprentissages et leur orientation .
Action A : Méthode d'aide
2-1 : Rappel des objectifs évalués
2-1-1 : répondre à ce que cachent les demandes
et les besoins des parents qui concernent la scolarité
Rappelons que certaines des actions dans nos Associations sont centrées
volontairement essentiellement sur la réponse à des besoins exprimés
sur le plan scolaire..
Pour certains parents qui nous contactent au sujet de leur enfant ou de leur
jeune, qu'il soit mieux à l'école ou dans ses études (
ce qui fait une grande partie de la vie des personnes qu'ils viennent nous demander
d'aider à les aider) signifie une amélioration globale car il
y a influence réciproque.
Pour y répondre, partiellement au moins, nous avons créé
depuis 1988 Coup de pouce ; 6° plus ; l'Ecole des Vacances ; le camp d'été
" Grandir au soleil " , et une grande partie de nos bénévoles
sur Brive en particulier ne s'occupent que de cela., en mettant l'accent sur
la relation avec l'enfant ou le jeune , pris dans sa vie globale .
Mais il nous semblait encore plus important d'aider les parents à mieux
aider eux-mêmes leur enfant .( Cela signifie de leur permettre, de façon
autonome, de trouver les domaines où il réussit , puis la cause
de ses difficultés dons les autres, afin d'y remédier ensuite
. Ce processus est impératif pour pouvoir aider l'enfant à progresser
. Et il s'agit ici de progresser dans tous les domaines, même extrascolaires
.)
D'où des actions de formation que nous avons entreprises il y a 8 ans
environ , mais interrompues par manque de financement .
L'objectif était - et est toujours- d'expliquer aux parents une méthode
générale, et de les aider éventuellement à l'appliquer
de façon adéquate à leur enfant de manière à
l'aider efficacement . Cette méthode d'Antoine de la Garanderie, accessible
à tous , petits et grands, diplômés ou non, permet de découvrir,
de savoir gérer, exploiter, étendre ses dispositions . Les principes
de base sont assez aisément transmissibles , et la mise en pratique est
relativement rapide surtout dans la relation individuelle, telle que la vient
parents et enfants.
Outre l'objectif de réussite scolaire et globale de l'enfant, un des
objectifs de la Fédération, comme selon nous du Réseau
, est de conforter la relation parent-enfant . Souvent les parents semblent
" démissionner " car en fait ils se sentent dépassés
ou inutiles . Cette méthode est une aide précieuse également
dans ce cadre psychologique et social .
2-2 Premier axe : information/formation des parents .
2-2-1 : rappel de l'objectif de l'action
Compte tenu de ce qui a été explicité ci-dessus , nous
avions prévu de chercher à aider les parents à aider plus
efficacement leurs enfants dans leurs études , sur un plan pédagogique
.
Public demandeur, et donc visé, dans le cadre de cette action soumise
dans le cadre du réseau d'aide aux parents :
Tous les parents dont nous avons parlé ci-dessus . En particulier , par
exemple, les parents dont les enfants sont reçus dans le réseau
d'accompagnement scolaire , ( ils pouvaient être motivés par les
animateurs de ce réseau ), les parents touchés par les associations
de parents d'élèves, par les enseignants, les assistantes sociales,
le personnel médical qui travaille dans les Centres médicopsychopédagogiques
, les orthophonistes, le CIO etc. Et en général , tout parent
ou adulte s'intéressant à la réussite de l'enfant dont
il a la charge .
Nous voulions faire pendant un an une sensibilisation sous la forme de conférences
réponses aux questions .
Cette méthode et cette pratique permettaient d'éviter d'avoir
à faire une sélection parmi ces parents, d'après nos expériences
antérieures . En effet, l'aide qu'on peut apporter aux enfants, loin
d'être uniquement de l'ordre des connaissances scolaires, ne relève
pas forcément d'une stricte capacité intellectuelle, mais peut
passer à travers du relationnel ( une attitude des parents vis-à-vis
de l'enfant et de son problème) , et des changements de méthode,
en amont du contenu lui-même .(Ce que nous formulons brièvement
dans notre affiche. )
C'était donc bien tous les parents qui étaient concernés
et pouvaient en bénéficier . .
Choix de la réponse à la demande et aux besoins des parents
Nous voulions nous situer sur un terrain volontairement limité . Les
besoins que nous constatons, des parents sont grands et variés, mais
pour cette action, nous avions choisi de ne viser qu'une composante , mais de
façon précise et si possible complète .
Quoique les réponses individuelles soient utiles, le temps qu'elles prennent
et la constatation que tous les cas ne nécessitent pas un traitement
en individuel, et d'autre part , le bienfait évident du travail en petit
groupe, nous a amenés à prévoir des rencontres questions/réponses
au cours d'une conférence.
L'hétérogénéité du public à une telle
conférence en devait pas être une gêne , mais un enrichissement
et un encouragement .
En effet, certes, les niveaux des parents sont différents . Mais les
gestes mentaux intellectuels de base peuvent être expliqués de
façon simple et accessible à tous , même à celui
qui n'a pas fait de longues études , car ils reposent sur la prise de
conscience de l'expérience de tout un chacun. Ils permettent alors d'éviter
les erreurs les plus fréquentes , qui sont aussi parmi les plus graves
car elles relèvent des fondements de l'apprentissage. D'où l'apport
de la base de la méthode simple . La bonne perception en général
de celle-ci est un puissant encouragement pour chacun qui se sent aussi apte
que ses voisins .
Pour toutes ces raisons, nous avons conçu ce projet de formations "
aider notre enfant à réussir ses études ", sous la
forme trois rencontres.
2-2-2 rappel du mode d'évaluation prévu et
de ses outils
il était prévu que celle-ci se fasse
au niveau du public
- le soir même à partir des questions de la salle .
- dans le mois , par un questionnaire que nous leur soumettrions, oralement
ou par écrit, s'ils ont laissé leurs coordonnées, portant
sur le contenu de la conférence et sur les conseils ou souhaits.
- par la suite , sur le " bouche à oreille " pour la dernière
conférence , à Brive .
- les participants qui le voudraient pourraient laisser leurs coordonnées
afin d'être tenus au courant des actions dans ce sens : les demandes de
poursuite étant un bon critère également .
au niveau du formateur :
- il donnerait également son avis sur la qualité de la salle et
ses besoins .
- communication réciproque de l'avis du public et aménagements
éventuels.
au niveau de l'association :
- étude des réponses du public
- étude des " réponses " et de l'aide des partenaires
concernés et contactés pour médiatiser et/ou participer
etc.
- travail en commun d'évaluation et affinement/modification du projet
2000-2003 avec les partenaires .
au niveau des partenaires
- un bilan intermédiaire devait être remis aux différentes
institutions dans le cadre du Réseau d'Ecoute et d'appui .
- un bilan serait fait à propos de la participation du Réseau
à la mise en place de cette action auprès des parents qu'ils rencontrent
ou peuvent toucher , ainsi que nous l'avions indiqué dans le projet accepté
.
2-2-3 rappel de la prévision concernant la réalisation des actions
: rythme, lieu, dates, encadrement, supervision
Modalités pratiques
Le rythme prévu des trois conférences : entre fin octobre et
milieu du 2° trimestre au plus tard. D'une part pour respecter le mieux
possible la date de 1999 : l'action n'a été votée qu' en
été 1999 , et les délais étaient très courts
pour la médiatisation à partir de la rentrée 1999 ) . L'autre
raison : permettre aux parents de s'en servir rapidement dans l'année
scolaire .
Cette action avait bien entendu une vocation départementale.
Le désir de faire connaître le réseau , la constatation
que faire venir les gens de loin, en automne ou en hiver ( nous voulions respecter
les dates de l'action initialement prévue 1999, début 2 000 )
n'était pas facile , et l'isolement dont se plaignent les zones en dehors
de Brive et Tulle nous avait fait envisager qu'une des conférences sur
les trois ait lieu ailleurs qu'à Brive et Tulle.
Nous avions également prévu de faire deux conférences sur
Brive : maintes fois , les participants à la première reviennent
à la seconde, et bien souvent parfois accompagnés. Ils posent
de nouvelles questions . Ils en ont parlé autour d'eux : le bouche à
oreille est la recommandation, la motivation la plus chaleureuse
Ces conférences devaient avoir lieu dans des cadres appropriés
et si possible bien connus des parents ( écoles, lycées, collèges,
centres socioculturels, maisons de l'enfance, salles des mairies, etc.) ou tout
autre endroit susceptible de favoriser leur venue.
Plus même , elles devaient permettre aux parents de se rendre dans des
lieux intéressants pour la parentalité et sa relation au scolaire
: nous pensions les risquer dans des écoles avec l'aide de l'Education
Nationale et des associations de Parents d'élèves , pour aider
à une dynamique conviviale de ces lieux .
Les dates devaient s'échelonner : un laps de temps de trois mois semblait
bon entre les deux conférences dans le même lieu .
De même la formule et l'horaire devaient aussi être attractifs (
garde d'enfants, jeux etc.) . Les partenaires divers, appartenant en particulier
au Réseau, mais aussi associations d'aide scolaire ou périscolaire,
personnels sociaux , médias, élèves eux-mêmes etc.
devaient être invités à participer à cette médiatisation
et à ce type d'organisation conviviale . Ces réunions devaient
dans la mesure du possible organisées avec et par les parents ( questionnaire
préalable etc.)
Ces rencontres devaient être l'occasion pour les parents de poser des
questions sur des points précis qui serviront de départ à
des explications concrètes sur des cas particuliers et la théorie
. Ils pouvaient poser les questions avant .
La dernière séance sera sans doute précédée
d'une réunion soit l'après-midi du jour avec un public différent
qui ne pourrait pas bénéficier des séances du soir, ou
qui aurait une spécificité particulière , sur demande de
nos partenaires ou des parents eux-mêmes.
Le formateur prévu était Bernard Meyrand, Président de
l'Association Centre d'Initiative et Formation, Organisme de Formation . Un
homme d'une grande expérience . Ancien professeur de lycée technique
et scientifique , professeur de l'Université et des IUT , à la
retraite . Il travaille régulièrement pour former le personnel
de l'UDAF de la Creuse qui fait du soutien scolaire . Il a évalué
scientifiquement les progrès permis par la méthode . Bénévole
de tout temps, ( il vient ici gratuitement) et passionné pour aider les
gens .
La supervision était ouverte à tous les partenaires du Réseau
qui étaient invités à se rendre aux conférences
.
2-2-3-1 Réalisation des actions : rythme
== Le rythme prévu a été respecté
2-2-3-2 Réalisation des actions : lieu
== les villes prévues ont été respectées.
- Brive
- Egletons
- Brive
Mais malheureusement nous n'avons pas eu l'aide des partenaires prévus
, et ces conférences se sont donc déroulées dans un lieu
neutre : des salles prêtées gracieusement par les mairies de Brive
et d'Egletons.
2-2-3-3 Réalisation des actions : dates
== Elles ont été respectées :
- à 20h 30
- le 9 décembre 1999 ,
- le 13 janvier 2000 ,
- le 10 février 2000 .
2-2-3-4 Réalisation des actions : encadrement
== Le conférencier prévu est venu.
Sur deux tables, il y avait
- de nombreux livres à disposition pour consultation, pour enfants, parents,
chercheurs et enseignants,
- des documents que pouvaient emporter les participants ( sur les associations
familiales, le Réseau , la méthode ).
- des feuilles pour inscrire ses coordonnées ( pur être prévenus
de la suite etc.)
- des feuilles d'évaluation à remplir .
La méthode était audiovisuelle , et active .
2-2-3-5 Réalisation des actions : supervision
== Les Mairies d'Egletons et Brive nous ont prêté de belles salles,
bien équipées.
Une école nous a prêté son rétroprojecteur pour chaque
conférence.
Affichage et médiatisation etc. ont été réalisés
par les bénévoles .
Dans la salle il y avait chaque fois ( comme pour les stages)
- des documents sur le Réseau
- des documents sur le Mouvement familial
- des document sur la Méthode ( journaux etc, articles) . Une vingtaine
de livres étaient présentés à la consultation.
Le matériel de travail était simple .
La conférence , audiovisuelle, mêlait l'écoute et l'écriture
, et mettait en application les explications sur la Méthode.
-
2-2-4-1 Rappel des publics visés .
Nous souhaitions atteindre tout public des parents, et des accompagnateurs
scolaires des enfants. Plus des professionnels de ces préoccupations.
2-2-4-2 Evaluation des publics atteints
== D'après les observations que nous avons pu faire, et les évaluations
individuelles, nos souhaits d'hétérogénéité
ont été respectés. La participation de la salle était
très bonne.
A la dernière conférence, nous avons eu la surprise de voir arriver
des enfants 2 de CM2 , deux de 5° et un de 1° qui ont surpris la salle
par leur participation active et leur intérêt , tenant jusqu'au
bout ( 11 h !) .
Quelques professionnels étaient dans la salle.
Un représentant de la DDASS et une représentante de la CAF étaient
là .
Peu de membres du Réseau d'accompagnement scolaire qui avaient déjà
beaucoup de formations cette année.
Quelques enseignants.
Des membres de Familles de France , et d'autres associations.
De l'avis des présents, il n'y avait pas assez de monde par rapport à
l'intérêt de la conférence.
Nous commençons à recevoir les feuilles d'évaluation des
participants sur les 3 conférences . Nous les transcrirons pour l'évaluation
finale . Satisfaction dans l'ensemble . Demande de poursuite ou de compléments.
2-2-5-1 Rappel des partenaires visés
Moyens humains
- les membres de l'association, le conférencier , les parents qui voudront
aider
- les associations locales relais sur le terrain : diverses associations familiales
et à but social et culturel
En outre, travail en partenariat avec
- le réseau accompagnement scolaire puisque cette action est complémentaire
à leurs actions actuelles .
- les associations locales relais sur le terrain : diverses associations familiales
et à but social et culturel
- les partenaires institutionnels du Réseau d'écoute et d'appui
, ou concernés par ces problèmes.
- les divers organismes et partenaires institutionnels qui voudront bien se
joindre à nous .
2-2-5-2 Evaluation des partenaires atteints
== En ce qui concerne les moyens humains
- les membres de l'association, le conférencier , les parents ont été
efficaces dans la médiatisation, l'organisation , et le secrétariat
en particulier.
- les associations locales relais sur le terrain : diverses associations familiales
et à but social et culturel ont été atteintes .
- nous avons découvert que DDASS et CAF pouvaient vraiment nous aider
.
- Nous avons découvert les médiatrices scolaires de la ville de
Brive qui font un travail remarquable . ( Cela nous adonné l'occasion
de parler de nos services scolaires, et des enfants qu'elles nous ont confiés
, avec elles , que nous ne connaissions que par téléphone . )
Intéressées par le sujet, elles n'ont néanmoins pas pu
venir et demandent des formations de ce type .
En outre, travail en partenariat avec
- le Réseau accompagnement scolaire puisque cette action est complémentaire
à leurs actions actuelles : il a fait passer l'information mais les participants
du Réseau avaient déjà trop de formations cette année.
.
- les associations locales relais sur le terrain : diverses associations familiales
et à but social et culturel : les centres socioculturels ont relayé
la médiatisation, le relais petite-enfance, Violences conjugales, Recherche
et rencontre , de rares écoles où les parents avaient pu faire
entendre leur demande de façon individuelle.
- les partenaires institutionnels du Réseau d'écoute et d'appui
, ou concernés par ces problèmes : nous ne savons pas exactement
s'ils ont fait quelque chose ou non . Par exemple, la CAf de Brive l'a affiché
ainsi que les antennes action-sociale de la CAF du Département aussi
. Un centre médico-social d'Egletons a mis des tracts dans sa salle d'attente
.
2-2-6 Mode de participation des parents , invités, actifs,
et sous quelle forme , pouvoir de décisions et lequel , avis sur le projet.
- les feuilles d'évaluation des conférence de Gestion Mentale
commencent à arriver , et seront retranscrites dans leur totalité
pour l'évaluation finale . Ils sont très contents, et demandeurs
de suite .
- le démarrage de l'action n'a pas permis un relais efficace par les
institutionnels. Les parents sont donc été très insuffisamment
informés. Ils n'ont pu participer en amont de la conférence .
Nous le regrettons vivement car nous ne voulions pas agir ainsi .
Leur participation lors des conférences-rencontres a été
remarquable : posant des questions, échangeant leurs expériences.
Ainsi, une dame malentendante depuis l'enfance, à Egletons, a fait prendre
conscience de beaucoup de réalités insoupçonnées.
Lors de la conférence , ils ont été surpris de ne pas voir
plus d'enseignants, et ont posé des questions pour savoir si les enseignants
connaissaient et appliquaient cette méthode. Les enseignants présents
( dont le formateur) ont répondu de leur mieux.
Leurs feuilles d'évaluation , renvoyées librement, montrent la
force de leurs implication dans le futur .
2-2-7 Freins et difficultés surmontés.
== Ces freins n'ont pas empêché totalement la mise en uvre,
mais l'ont rendue malaisée . Elle n'a bénéficié
qu'à un trop petit nombre de parents.
2-2-7-1 Freins et difficultés surmontés à
la mise en uvre
== aucune difficulté d'ordre matériel . Mais des problèmes
de médiatisation imprévus : beaucoup de lettres, de timbres, de
téléphone, de photocopies . D'où des angoisses financières.
En effet , il a fallu expliquer ce qu'était le Réseau alors que
nous pensions qu'il aurait comme premier souci de se faire connaître dès
le mois d'août , une fois qu'il était constitué
Puis il fallait faire connaître Familles de France puisqu'on n'avait pas
la caution des institutionnels les plus concernés.
Enfin il fallait faire passer nous-même toutes les informations pratiques
. D'où de nombreux envois à 6 F 50
comprenant des documents
, mais aussi les affiches et les tracts tout prêts et en nombre .
2-2-7 Freins et difficultés surmontés. vis
à vis des parents
== Les parents touchés ont des occupations le soir , ils sont intéressés
, mais parfois des maladies , etc.
2-2-7 Freins et difficultés surmontés côté
intervenants
== aucun.
Au contraire : Monsieur Meyrand pouvait faire plus et nous n'avons pu faire
la réunion en petit groupe prévue pour la dernière conférence.
.
2-2-7 Freins et difficultés surmontés, dans les
relations ou de la part des partenaires : institutions et associations .
== Pas de réponse à nos courriers de la part de certains membres
du Réseau : seuls CAF, DDASS et Associations de Parents d'élèves
ont répondu clairement à nos appels , par des lettres ou des contacts
téléphoniques, ou un investissement dans la médiatisation
ou pour faire participer leurs personnels , adhérents ou parents.
2-2-8 Perspectives
Elles étaient prévues dans le projet initial (dont nous avons
modifié la présentation ) . Un certain nombre de nos partenaires
l'ont reçu en juin-juillet 1999 . Nous le citons :
" Aspects scolaires et orientation "
Projet de formation pour les parents qui ont des enfants en difficulté
scolaire essentiellement intellectuelle : " apprendre à apprendre
à mon enfant ". (Gestion mentale , d'Antoine de La Garanderie) .
(
)
- L'enseignement :
Très peu de théorie ( livres à disposition pour ceux qui
aiment) , surtout des situations vécues entre adultes, sans esprit de
compétition , peu de notes à prendre , sinon pas du tout . Des
polycopiés peuvent être remis ou des cassettes .Un exercice n'est
commencé que lorsqu'il n'y a plus de questions ni sur les conclusions
du précédent , ni sur les modalités de son déroulement
.
- Durée :
Le stage d'initiation est prévu de 18 heures , c'est à dire de
3 journées de 6 heures . Notre expérience nous a conduits à
le décomposer en 2 journées consécutives ou séparées
par quelques jours ( 1 semaine au maximum) , la troisième venant 3 ou
4 semaines après la deuxième . Ainsi , dans cet intervalle , les
stagiaires ont le temps d'expérimenter leurs découvertes, de ressentir
des difficultés qu'on cherchera à résoudre alors ensemble
. Rien n'empêchera une rencontre ultérieure , en cas de besoin,
sans frais supplémentaires si nécessaire.
- Coût :
Pour chaque stagiaire et pour la totalité du stage , la somme de 500
F remis à la Caisse de l'Association Initiative et Formation du Massif
central , à laquelle s'ajoutera l'hébergement de l'animateur ,
ses repas, et des frais de déplacement sur la base de 2 F du km . Le
formateur, enseignant en retraite des IUT , est bénévole .
Il faut y ajouter les frais d'organisation du stage .
- Quand débuter ?
Le plus tôt possible en début d'année scolaire . Avant la
Toussaint semble être une bonne date car l'enfant pourra profiter de la
formation reçue par l'adulte , et il fait encore assez beau pour se déplacer.
Enfin, on dispose ensuite de plusieurs semaines pour approfondir certains points
, suivre des conférences.
Ce projet précis doit faire partie de quelque chose de plus global pour
aider les parents :
- Il nous semblerait indispensable que sur la Corrèze un formateur soit
formé et diplômé . La formation a lieu à Paris (voir
doc. ci-joint) .
-Les stagiaires devraient en effet pouvoir venir se retrouver régulièrement
à une permanence pour ceux qui le veulent , avec cette personne qualifiée.
- Tous les parents devraient pouvoir disposer de cette aide à une permanence
.
- Ou disposer à distance d'une permanence téléphonique
avec ce professeur .
- des échanges-conférences régulières devraient
avoir lieu sur des sujets très ponctuels : par exemple : " il apprend
le soir , et ne sait plus rien le matin . Pourquoi ? que faire ? " Ou "
il est obligé de tout copier pour apprendre ... " " il ne veut
pas lire, à 16 ans " ou " il veut toujours tout faire au dernier
moment " ... ou " l'autonomisation " , " l'insolence "
etc.
- il faut aussi avoir le souci que les responsables de ces enfants en échec
scolaire n'aient plus peur des différentes aides qui peuvent leur être
apportées : orthophonie, graphothérapeutes, ergothérapeutes
, psychomotriciennes , psy divers etc. qui devraient intervenir " naturellement
" dans ce type de réunion et se faire ainsi connaître avec
simplicité et sens de la proximité.
- les heures de ces interventions doivent être suffisamment variées
( en plusieurs exemplaires) pour ne pas pénaliser les parents qui "
travaillent " ni ceux qui ont de petits enfants ...
- une bibliothèque de pédagogie pourrait être ouverte ,
soit dans ce cadre, soit dans le cadre d'un lieu public, soit dans le cadre
de bibliothèques existantes, ou dans le cadre de lieux polyvalents dont
les parents ne doivent pas s'effrayer ( centre médico-psy divers etc.)
. Il existe de nombreux livres accessibles pour les parents, les enfants et
les grands jeunes qui sont plus " aidants " que les cahiers d'exercices
, ou les livres théoriques .
- Enfin , il serait logique que des stages de ce genre soient aussi ouverts
pour les enfants . Ils existent mais sont coûteux ... "
== Les perspectives de ce projet pour 2000-2001 et suivants n'existent pour
la Corrèze que s'il est réalisé en partenariat , pour qu'il
soit le plus efficace possible .
A première vue , il nous semble qu'il n'y a guère de choses à
changer par rapport aux demandes des parents qui se sont manifestées
après les conférences sur le même sujet. Mais cette "
première vue " de notre Fédération n'est absolument
pas figée et nous écouterons bien sûr les remarques de tous
ceux qui voudront l'améliorer pour le bien de tous .
Le but serait de disposer d'un formateur de cette méthode d'Antoine
de la Garanderie sur la Corrèze ( il n'y en a pas sur le Limousin) qui
" tournerait " à la demande de tous les membres du Réseau
. Coût moindre, maniabilité plus grande . Interventions sur des
groupes ou dans un cadre individuel . Public d'enseignants, d'enfants, de parents.
Lesquels peuvent même être mélangés : on en a eu la
démonstration le soir de la dernière conférence de Brive
.
Ce qui est essentiellement à changer, c'est en effet le contexte dans
lequel il peut se dérouler : un synergie de tous est nécessaire
autant pour le diagnostic que pour les remèdes, la médiatisation
, la participation : tous ceux qui s'occupent d'enfants peuvent être concernés
car cette méthode s'intéresse à la vie globalement , à
tous les apprentissages dont elle est parsemée, et à tout ce qu'ils
permettent ensuite .
Cela implique le fonctionnement du Réseau ; et des concertations pour
2000-2001.
2-2-9 Coût global réel : financeurs, apports
des associations, participation des familles.
Dans les prévisions, les moyens financiers étaient répartis
selon le budget prévisionnel annexé.
Nous les rappelons , tout en indiquant les dépenses et les recettes effectives,
l'action étant terminée.
2-3 Deuxième axe : un pôle d'aide aux choix
et à l'orientation de l'enfant
===Vu le déficit précédent, ( qui n'est pas dû à
une mauvaise gestion de notre part , ) nous avons dû complètement
cesser d'envisager des dépenses concernant cette action .
Nous joignons donc en annexe le rappel complet du projet tel qu'il a été
adopté en Réseau et que nous pensons pouvoir accomplir dès
que les fonds seront apportés : nous sommes en effet en mesure d'y faire
face concrètement dès cette année .
Notre évaluation se bornera donc à lister ce qui est déjà
fait concernant le projet " Orientation " :
2-3-1 Ce qui est fait :
- nous avons vérifié l'existence des besoins . La Corrèze
est peu " gâtée " à côté d'autres
départements
et même par rapport au reste du Limousin . (voir
annexes)
- nous avons vérifié l'excellence de ce système ( voir
annexes)
- nous avons vérifié ce qui existait en cette matière
sur le département . Il n'y a que deux logiciels Pass'Avenir , et qui
sont dans des entreprises privées, ou des centres destinés plutôt
aux adultes en âge de gagner leur vie . ( voir annexes)
- le CIO étant un des partenaires privilégiés pour cette
action, et ne figurant pas en tant que tel dans le Réseau, nous avons
contacté la directrice du CIO qui nous a longuement et aimablement parlé
au téléphone. Elle nous a dit qu'elle était débordée
et que cette action viendrait bien en complémentarité de leur
travail , pour le plus grand bénéfice des enfants. Elle nous a
demandé de lui envoyer la documentation et nous a accordé un rendez-vous
en mars pour que nous rencontrions son équipe . Nous sommes heureux de
cette future collaboration.
- nous avons envoyé une documentation sur ce système à
plusieurs membres du Réseau .
- nous savons où trouver et acheter le portable et le logiciel adaptés.
- nous savons où se fait la formation et dans quelles conditions.
- nous avons trouvé une jeune femme qui encadrera les parents et leurs
enfants . Elle est en DESS de psychologie .
- elle sera aidée bénévolement par un homme d'expérience
qui a un diplôme de conseiller conjugal et familial et de psychologue,
pour les cas difficiles.
- nous avons trouvé des locaux . ( mais n'oublions pas que ce service
sera aussi mobile)
Bref, tout est prêt.
2-3-2 Pourquoi nous sommes poussés à arrêter
:
A deux doigts de la réalisation, nous préférons stopper
cette action pour plusieurs raisons :
Première raison
- à cause des problèmes financiers que nous avons évoqués
plus haut avec leurs causes et leurs conséquences .
Nous avions en effet envoyé , avant la réunion du Réseau
, à la DPAS et à la CAF, membres du Réseau, notre dossier
complet, établi avec la DDASS, pour leur demander individuellement leur
aide financière et logistique , la DDASS nous ayant expliqué qu'elle
ne pouvait financer au delà de 70 % du projet.
Nous pensions que le vote ultérieur en Réseau de nos budgets signifiait
leur accord également sur ces subventions prévues dans ces budgets
.
Il n'en a pas été ainsi .
Nous ne pouvons faire face aux dépenses si nous ne recevons pas les subventions
initialement prévues.
Deuxième raison
- Si nous arrêtons ici , par contre, nous pouvons compter au budget dépense
20 h de secrétariat à 80F soit 1 600 F , du téléphone
et poste pour 300 F , le reste étant du bénévolat . Soit
1 900 F .
Total prévu pour cette action : 16 160 FAuquel il faut ajouter la dépense
pour l' "orientation " 25 840 F , soit 42 000 F Total dépenses
effectuées 12 870 F , auquel il faut ajouter 1 900 F = 13 770 F Total
prévu auquel on soustrait l'action " orientation " : 42 000
F - 25 840 F = 17 160 F Total reçu : 29 000 F
Cela nous permettrait de ne pas être en déficit , et de remédier
à ce que nous n'avons pas encore payé, ( de crainte de ne pas
recevoir définitivement les subventions des autres partenaires pour 1
999-2 000) .
Les partenaires qui n'ont pas versé encore leur aide prévue seront
ainsi libres de verser ou non les aides que nous leur demandions , décidant
ainsi de l'arrêt ou de la poursuite de l'action .
Troisième raison
- Même si nous la réalisions, ( ce que nous pourrions faire), elle
ne sera pas aussi bien exploitée que s'il y a un partenariat de toutes
les parties du Réseau , même de ceux à qui nous n'avions
pas demandé de subvention, mais une aide pour la médiatisation,
l'organisation , et le contact avec les parents . Nous préférons
mettre aussi ce type de partenariat, très important également
, au clair .
En effet, s'il ne fonctionnait pas , cela conduirait à une sous-utilisation
, ou à une mésutilisation, des fonds publics qui nous ont été
accordés, et cela servirait moins bien les parents .
2-3-3 La décision ultérieure sur cette action
en Réseau :
Nous attendons avec d'autant plus d'impatience une Réunion du Réseau
avec tous les partenaires , pour que cette action soit rediscutée avec
eux, et qu'un signal clair nous soit donné .
Jusqu'à cette réunion, nous préférons ne pas poursuivre
plus avant ce projet , considérant qu'il n'avait peut-être pas
été prévu de façon assez partenariale pour que les
participants du Réseau le votent en engageant leur subventionnement et
leur aide ultérieure .
Ainsi les partenaires du Réseau sont-ils libres aujourd'hui de nous faire
arrêter ou continuer cette action , et pouvons-nous la décider
dans un esprit plus réellement partenarial , sans être pressés
cette fois-ci par le temps .
2-3-4 Une recommandation générale ?
Le Réseau ne peut financer plus de 70% des actions .
Le vote des partenaires sur le budget des actions devrait engager la responsabilité
de leur institution ou de leur association .
Il serait bon que les participants soient des personnes investies de la possibilité
de décider effectivement , ( nous ne parlons pas ici de décisions
qui seraient à prendre dans le cadre de Conseils d'administration ) ou
de Présidents d'associations , qui s'engageraient moralement par leurs
votes à plaider dans le sens des décisions prises en Réseau
avec leur accord .
Ce problème , auquel nous nous sommes douloureusement heurté ,
pourra peut-être ainsi , - et devrait même - , être transformé
( selon un processus expliqué aux parents lors d'un de nos stages ! )
en une expérience sera peut-être une expérience utile pour
la suite à nous-mêmes , à d'autres, et au Réseau
tout entier .
Esquisse d'une conclusion ,
à mi-parcours, pour cette évaluation globale
A mi-parcours, une conclusion s'impose, mais n'est pas définitive .
Mode de fonctionnement de notre association
Nous avons, dans notre Fédération, un mode de fonctionnement bien
particulier : beaucoup de services, peu d'adhésions.
En effet, nous n'offrons pas de services réguliers comme des clubs, ou
des garderies qui imposent l'évidence de la cotisation. ( Sur Brive,
il existe beaucoup de propositions de ce type qui ne passent pas par les associations
familiales ) .
A part pour les Bourses, deux de nos services d'accompagnement scolaire , et
les camps , l'adhésion est toujours facultative .
Elle se monte à 40 F à Brive, et 50 F à Tulle, seulement
, par famille, et nous ne les avons pas augmentées depuis fort longtemps,
car nos propositions sont de nature à intéresser beaucoup d'adhérents
aux revenus modestes .
Malgré la modicité de la somme, les familles prennent rarement
cette adhésion , pour des raisons variées :
- certains parents ne le pourraient même pas financièrement
- d'autres, dans l'anonymat des villes , veulent rester anonymes ( nous ne connaissons
ni leur nom , ni leur adresse : ceux qui viennent pour des conseils à
la consommation, contre le surendettement, pour le conseil familial et conjugal
. Peut-être viennent-ils de loin ?
- ceux qui pensent ne venir qu'une fois pour un conseil
- les familles envoyées par la mairie et par les personnels sociaux :
il nous est difficile de leur demander des cotisations une fois arrivés
" chez " nous " .
- lorsque les enfants sont envoyés par les personnels sociaux , les instituteurs
pour Coup de pouce , notre principe est de ne pas leur demander de cotiser,
vu les fréquentes difficultés familiales de tous ordre
En ce qui concerne les actions que nous avons entreprises avec l'aide financière
et/ou dans le cadre du Réseau , l'adhésion était proposée
discrètement, mais pas plus .
Ces différents facteurs combinés, associés parfois ,
expliquent que nous ne pouvons pas mobiliser les parents en amont d'une action
ponctuelle .
Ce fut le cas ici .
Nous savions les besoins, besoins connus, éparpillés, parfois
criés ou chuchotés, multiples, non structurés. Mais contacter
ces parents repartis " dans la nature " après les avoir rencontrés
, a été difficile et le plus souvent impossible .
Nous comptons beaucoup sur le Réseau pour le faire par la suite
Certes, comme cela ressort des fiches d'évaluation, ceux qui sont venus
sont prêts à revenir , et surtout à faire savoir autour
d'eux . Il y aura donc une suite .
Et c'est peut-être cela le plus important : les suites (un peu) visibles
sur le plan social , et moins visibles pour nous dans l'intimité des
personnes et des familles . C'est un travail de longue haleine . Semailles.
Ce mode de fonctionnement explique que nos associations , c'est à dire
en réalité nos bénévoles, ( parents eux aussi )
ont proposé un " service " aux familles plutôt que de
suivre un projet qu'elles auraient bâti .
Les demandes étaient fréquentes , mais n'ont pas donné
naissance à un groupe de travail , vu le mode de fonctionnement de nos
associations.
Peut-être nous faudra-t-il y réfléchir en Association .
Peut-être devons-nous mieux expliquer aux gens les conséquences
nombreuses d'une non-adhésion .
( Nous ne nous étendons pas plus ici sur ce sujet interne)
Facilitations possibles au " sur place "
Vu les demandes des parents de Corrèze et le coût des déplacement
et nuitées, il serait sans doute nécessaire de faire un inventaire,
complété par un appel d'offre , des capacités en Corrèze.
Certes, les parents souhaitent avoir des intervenants à qui demander
conseil , - et à notre avis , il ne sont pas prêts encore à
monter des groupes de réflexion entre eux sans intervenant, comme les
cafés de Familles de France dans les grandes villes, - mais il faudrait
que ces intervenants soient proches géographiquement : coût , disponibilité,
facilité d'accès , complémentarités, variété,
spécialisation, adaptation, expérience,
connaissances , liens etc.
Ceci faciliterait aussi l'autonomie progressive des groupes d'ailleurs.
Informations, médiatisation
En ce qui concerne l' information et la médiatisation, nous voudrions
faire quelques remarques.
Nous avons chaque fois mentionné explicitement le Réseau et avons
donné des explications sur celui-ci . C'était lui qui nous finançait
et cela nous semblait un minimum
Il serait sans doute souhaitable que le Réseau se fasse connaître
lui-même , par une campagne tous azimuts, d'ampleur , car sinon à
quoi servirait-il ?
Enfin, chacun de participants au Réseau, ses personnels comme ses bénévoles
et ses adhérents, devrait s'efforcer de relayer les actions faites dans
le cadre du Réseau ; il ne s'agit pas seulement d'afficher une information
ou de poser des tracts sur une table, mais de sensibiliser les parents qu'il
touche.
Cela permettrait à plus de parents d'être informés : nos
propres adhérents peuvent être contactés certes par nous-mêmes
. Mais les autres pourraient l'être, eux qui sont connus des membres du
Réseau
et c'est ce contact même qui est la raison de la
présence des membres du Réseau et sa raison d'être .
Cela permettrait aussi de motiver les parents : souvent l'insistance amicale
et éclairée d'un ami ou d'une assistante à la garderie
par exemple va être décisive. Nous l'avons constaté . Le
travail des médiatrices scolaires de Brive a été justifié
par cette nécessité impérative qu'elles vivent auprès
des parents.
Autre point : une information commune sur les actions serait souhaitable : ainsi
avons-nous mentionné que Familles Rurales faisait des actions , mais
nous regrettons de ne pas avoir pensé à faire plus pour donner
les informations précises sur ces actions.
Concertation et synergie
Cette année, peu ou pas de concertation , vu les circonstances .
Nous avions plusieurs projets , mais pas les moyens, hélas, de les réaliser
, et avons saisi avec peut-être trop d'enthousiasme la possiblité
qui nous était offerte de les concrétiser .
Nous n'avons pas mesuré l'impact de ce manque de concertation en amont,
et avons en toute confiance commencé deux actions .
Mais ayant pris conscience de ce handicap, nous stoppons aujourd'hui l'action
Orientation jusqu'à la prochaine réunion du Réseau qui
pourra manifester une volonté de partenariat ou non à ce sujet
.
De notre côté , tout est prêt , mais presque rien n'a été
dépensé pour cette action Orientation . Nous pourrions donc rendre
l'argent si cette action ne trouve pas un consensus et une aide .
Les partenaires sont libres et nous souhaitons qu'ils s'expriment auprès
de nous sans atendre même cete réunion.
Ajoutons que cette année, nous avons eu de la chance avec nos projets,
car il n'y apas eu d'erreur stratégique dans les choix .
En 2000, le Réseau sera moins pressé pour en décider :
la vérification des créneaux de sujets, des modalités pratiques
et autres permettra d'éviter tout risque de concurrence ou de répétition
.
La notion de complémentarité jouera même son rôle
.
Les problèmes de cette année, la première, seront sans
doute exceptionnels .
Finale
Il est à noter que toutes ces remarques visent plutôt ce qui est
entre le moment où le projet est voté et sa réalisation
.
En effet, les besoins sont grands - et c'est la raison du Réseau - et
les idées foisonnent .
Le travail en partenariat ne peut qu'être bénéfique pour
tous.
Le Réseau est neuf , et part de principes nouveaux , mêlant associations
grandes et petites, et institutionnels .
Sans doute les réunions permettront-elles d'éclairer ses missions
.
Peut-être nous trompons-nous sur ce que nous attendons de lui ?
Malgré les difficultés de notre apprentissage, nous sommes heureux
d'avoir , grâce à l'aide de beaucoup , été en mesure
de faire quelque chose pour répondre aux besoins des parents dont nous
faisons partie !
C'est
une lourde responsabilité morale et sociale de déstabiliser ainsi
les finances d'une association, de décevoir ainsi ceux qui croient qu'enfin
on va pouvoir " faire ensemble " , de leur faire comprendre qu'on
peut faire " payer " au sens propre comme au figuré, des erreurs
de démarrage dont une association est innocente , de faire prendre conscience
par ces fins de non-recevoir réitérées , aux parents bénévoles
qu'ils ne sont rien et ne peuvent rien .
Même si c'est pour " donner une leçon " , ou au mieux
dégager des principes de fonctionnement ( le partenariat ) contre lequel
personne n'était d'ailleurs , elle n'était peut-être pas
nécessaire
.
Et tout ceci au détriment de la réussite visée du projet
si positif dans le cadre fixé par leurs ministères .
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