Les familles, moteur de l'économie : Familles de France Corrèze !!
Association Familles de France CorrèzeFamilles de France Corrèze

BROUILLON D'UNE RECHERCHE A CORRIGER

(Une bénévole a écrit ce texte en son nom propre. Merci de faire avancer la recherche en lui adressant vos commentaires, vos informations et vos chiffres. )

Merci de me donner votre contribution en m'aidant à corriger les erreurs, à rectifier et à améliorer cette recherche, à l'état actuellement de brouillon et de brain-storming. En particulier m'intéresse l'avis de ceux qui pensent qu'on ne peut rien calculer par souci d'exactitude , mais pourraient au moins nous indiquer une méthode …

La famille, acteur de l'économie …
ou encore : une économie meilleure grâce aux familles
ou encore : notre économie nous permettrait déjà actuellement et largement
- le salaire de libre choix
- et l'aide aux modes de garde
- tout en dynamisant et améliorant notre société sur le court et le long terme, et en évitant de nous fermer sur nous-mêmes.

.

Remarques préliminaires


- Je me suis servi de chiffres que je possédais ( articles, livres etc. ) mais je ne suis pas statisticienne ni économiste. J'attends au contraire les avis de professionnels o u de compétences. .
- Ici c'est surtout une question de type de raisonnement à inventer ou promouvoir
- C'est une question de proportion et de comparaisons, en tenant compte du temps .
- Ce sont des raisonnements surprenants , mais qui attendent d'être démentis ou confirmés par des personnes compétentes …
- Tout ou presque est en F : chiffres statistiques financiers en général d'avant 2000.

De ce titre et de ces sous-titres, certains disent que c'est non démontré …
On dit qu'on ne sait pas comparer la courbe des logements et celle des mariages , celle des chômeurs et celle des magasins, et pourtant on commence à croiser celle des berceaux avec celle des retraites à 30 ans de distance … Alors cela va sûrement venir ! .

Et d'ailleurs aux yeux de certains, qui savent très bien compter, prévoir , bâtir et/ou gagner de l'argent, l'expérience et la pratique suffisent à leur prouver que les familles sont plus que des acteurs de l'économie, qu'elles en sont des moteurs ! La preuve : leurs actes.
Ainsi parmi ceux qui le pensent intuitivement ou après démonstration, trouvons-nous
- les " politiques " qui , en Limousin, tentent d'attirer les non-limousins .
- ceux qui veulent relancer la consommation chaque fois que faiblit l'économie
- les publicitaires
- la Conférence Régionale de Santé du Limousin qui a fait un PRS lien social etc.
- les enseignants qui voient fermer les classes
- ceux qui voient les personnes dépendantes quitter leurs domiciles et leur famille réduite
- ceux qui ont pris/prennent des mesures familiales pour d'autres raisons que de simples sympathies …
- l'Europe qui vient de faire passer des recommandations à ce sujet .
- certains qui disent qu'il n'est de richesse que d'hommes.
- les humanitaires qui savent combien la famille est un équilibre fragile et combien elle est nécessaire : elle ne doit être ni trop lourde à porter dans la pauvreté, (familles nombreuses sans moyens) ni égoïste dans son luxe ( familles étriquées des pays riches) .
- les non-malthusiens qui savent que seuls des pays riches d'enfants et de travail pourront tirer l'ensemble du monde vers le haut
- les non-racistes qui savent qu'une population nombreuse et dynamique intègre mieux qu'un pays en voie de dépeuplement qui n'attire que certains immigrés pour les utiliser, et méprise et rejette les autres. Etc. : liste non exhaustive .
I La famille , moteur de l'économie . Aspects constatés, passés et actuels :


Une bonne situation démographique aide à alléger les charges de tous .

France : environ 110 hab au km carré avec 1,8 enft/femme en 2050
134 hab au km carré avec 2,1 .
- Allemagne actuellement 223 hab/kmcarré
- RU : 234
- Pays Bas : 352 .
Les charges structurelles sont d'habitude moins lourdes ( ex : prix du km d'autoroute etc.) quand la densité est forte, mais sans sur-densité .

Une démographie jeune aide l'économie

- Les Trente Glorieuses en France furent d'abord un bond démographique.
- De 1975 à 1990 , la population française a continué à augmenter , ( de 4 millions d'habitants) mais ce sont surtout alors les 20-40 ans qui ont pris numériquement du poids.
- Depuis , cette tranche des 20-40 entre en déclin numérique . De 1975 à 1996 : on a perdu 2,5 millions de jeunes de moins de 20 ans, et on a 2 millions de plus de personnes de plus de 50 ans .
- Or en 1995, on entend que la population a grossi et on a encore l'impression naturelle que la population augmente par naissances. Mais quand on regarde, la population grossit surtout par diminution de la mortalité : on reste en vie plus longtemps et donc on meurt " moins " qu'avant …
-Les jeunes en 68 étaient deux fois plus nombreux que leurs parents. Aujourd'hui, ils sont 30 % moins nombreux.
- Certes , l'indicateur de fécondité est resté en 2002 à son niveau de 2000 et 2001 : 1,88 enfant par femme en France, mais le nombre des naissances n'évolue pas favorablement :
- Lors des années 1946 à 1972, une moyenne de 840 000 naissances annuelles.
- De 1975 à 2000, une baisse brutale moyenne pour tomber à une moyenne de 740 000 naissances, soit 1,8 enfants par femme .
- En 2000, une courte reprise partielle à 775 000
- En 2001 , nouvelle baisse à 771 0000
- En 2002 , 763 000 .
Soit un déficit total de 3,3 millions de naissances ( chiffre INED. Gérard Dumont 2002 ) dont un million de jeunes qui seraient actifs actuellement .

Une démographie stable , un libre choix rendu possible du nombre d'enfants, une bonne protection sociale permettent de s'ouvrir aux besoins des plus pauvres et des étrangers.
Or il faut 2,1 enfant par femme pour que la pyramide soit stable, et c'est une condition implicite pour notre système de protection sociale .
En moyenne actuellement environ ? ,
- 35 % des familles ont un enfant à charge ,
- 45% ont deux enfants,
- 12 % ont trois enfants
- 8 % quatre ou plus .
Combien d'hommes/femmes n'ont et n'auront " définitivement " pas eu à charge d'enfants ? Jean Legrand écrit que 16 % des femmes en France n'ont pas d'enfants. Un pourcentage qui est croissant en Italie, en Espagne et en Allemagne.

La famille est acteur de l'économie, car elle consomme : et elle consomme d'une façon productive (et) d'avenir.

Même si on demande à des consommateurs de consommer plus, il y a une limiteà la course à la consommation pour soi .

Des consommateurs moins nombreux, actifs appauvris par les prélèvements sociaux, ou non-actifs avec des pensions qui diminuent, ne peuvent provoquer une expansion de l'économie.

Le nombre d'années de chômage versées à cause des non-naissances dépend directement de la production/consommation et augmentera si on ne décide pas d'inverser le mouvement de baisse de la consommation due à la baisse du nombre de consommateurs .



Trois raisonnements à vérifier :

- Premier raisonnement : est-il valable ?
- Une famille dépense logement, santé, scolarité, nourriture, services, habits, loisirs, services etc., environ 2 000 F ( ???) par mois et par enfant.
- Donc une famille dépenserait par an 24 000 F par enfant , arrondis à 25 000 F
- donc combien de consommation en tout en moins pour les millions d'enfants non nés ? !
- Cela représente combien du PIB ? combien de points de consommation ?
- Combien de chômeurs ?
- On dit que 1 milliard non dépensé par an = 5 000 emplois en moins par an . (Il me semble que ce chiffre avait été avancé par les hommes politiques au moment de la suppression des Allocations familiales pour tous)
- A 25 000 F par an de consommation par enfant, 1 milliard est dépensé pour ??? enfants
- Or en 2002, il y a un déficit de 3,3 millions de naissances, soit ??? fois ??? enfants. Ce qui fait donc tant de fois 5 000 emplois/an, soit ....................années de chômage, c'est à dire que .................. chômeurs en 2002 semblent dus à la dénatalité.
- Et combien y en avait-il en 2001 ? Combien en 2000 ? Etc.
Ce raisonnement peut-il être valablement tenu ?

Deuxième raisonnement : est-il valable ?
- Quel est le coût chômage dû à la dénatalité depuis 1972 ?
- Le problème est comment calculer juste car ces ...................chômeurs finaux de 2002 sont le résultat d'une évolution progressive sur 30 ans, à partir d'un chiffre faible : ils s'additionnent au fil des années pour atteindre ces ...................en 2002.
- Donc disons qu'on fait comme si c'était réparti : ............années de chômage représentent par fraction annuelle de ces 30 ans : .................. : 30 = ............................chômeurs
- soit ...............chômeurs la première année de baisse,
- + 2 fois .................la 2° année , + 3 fois ....................la 3° année … etc.
- jusqu'à 30 fois ......................., la 30 ° année.
- Ce calcul est-il juste ?
- Si oui, cela représente en années de chômage : 465 fois ...................années de chômage : soit ......................années de chômage . Ce calcul est-il juste?
- Comme l' indemnité chômage est de 60 000 F par an auxquels on peut ajouter 50 000 F de non versement de cotisations sociales , soit 110 000 F de perte pour l'Etat et ceci ........................fois , cela fait .........................de F de perte pour l'Etat sur 30 ans. Ce calcul est-il juste ?

- Troisième raisonnement
- si 20 000 enfants créent 5 000 emplois par an
- Donc 4 enfants sur un an créent un emploi d'un an .
- Combien ces enfants non-nés entre 1972 et 2002, représentent-ils de chômeurs ?
- 3,5 millions divisés par 4 : cela représente donc plus de 800 000 emplois en moins pour notre année 2002 .
- comme c'est le résultat de 30 ans de déficit des naissances, cela peut représenter approximativement par an, sur trente ans, 800 000 divisé par 30 = 26 600.
- Soit sur 30 ans, avec une fraction la première année, deux la seconde etc. 26 600 x 465 = 13 466 390 années de chômage.
- Ce calcul est-il juste ?

- Conclusion des trois raisonnements : D'une façon comme de l'autre ( et pardon pour les raisonnements simplistes : je fais appel aux professionnels ), cela représente , en comparant ces deux calculs, ( et cette fourchette est mieux que pas de fourchette du tout. ),
- entre ..................chômeurs et ....................chômeurs par an en 2002
- entre ..........................années de chômage et 13 466 390 années de chômage sur les 30 ans de baisse de natalité.

 

Par contre, le fait d'avoir un enfant, ou mieux deux, maintient le travail , et, si c'est plus , on stimule d'autres fécondités et d'autres richesses pour d'autres.
- Le fait de verser un salaire de libre choix et une allocation de mode de garde va permettre de reprendre la natalité : ce qui représenterait des chômeurs en moins par une simple reprise de la consommation due à ces naissances.
- Et ceci chaque année, s'additionnant à la précédente, et s'augmentant éventuellement sur le long terme des générations suivantes . ( pyramide/arbre ) .
- Et c'est une consommation logique et non d'aubaine, durable et non fluctuante, à court terme et long terme, éthique et généreuse .

La non-consommation suite à la non-naissance a été un vrai gâchis … et c'est une des causes internes de notre chômage. Les économies à court terme réalisées grâce à la dénatalité n'entraînant que des effets de soulagement à court terme et peuvent se comparer à celles que font ceux qui ne restaurent pas leur maison et ont les problèmes à la fin.
La famille est moteur de l'économie par les " dons " qu'elle fait au fisc et dont elle n'est pas consciente pour le moment :

Chiffres à vérifier, comme dans tout le document :

- Impôts indirects : soit un célibataire et un ménage de 2 salariés avec trois enfants.
Un célibataire , avec 11 276 F nets mensuels, paie 13 723 F d'impôts indirects.
Un ménage de salariés avec 3 enfants , et le même salaire , paie 17 778 F d'impôts indirects , soit 4 050 F de plus , soit 30 % de plus ! ! ( rappel : la TVA rapporte presque 3 fois plus que l'impôts sur le revenu ) .
Après avoir expliqué cela, l'Etat pourrait imposer le célibataire au même niveau que la famille… C'est un juste gain pour l'Etat . Les familles lésées ne protestaient pas car la TVA est indolore paraît-il . Les sommes ainsi perçues à leur détriment sont très importantes.
Combien l'Etat pourrait-il gagner là par une juste politique de l'impôt indirect ? .
.
- Impôts directs : 2 cas concernant une famille de deux enfants par rapport à un couple sans enfant :
1) La famille à deux enfants devrait gagner 30 000 F de revenu par mois pour avoir un niveau de vie équivalent à celui d'un couple sans enfant ayant 20 000 F de revenu . Ce couple sans enfants paiera lui 22 490 F d'impôts sur le revenu . Mais cette famille de deux enfants qui a dû gagner plus pour avoir un niveau de vie équivalent, (c'est bien son droit , surtout quand on sait que c'est elle qui construit la retraite du premier couple !) c'est à dire qui a dû gagner 30 000 F , paiera en impôts 1,5 fois ce que paie le couple sans enfants, soit 33 738 F d'impôts ... Autrement dit la famille est pénalisée si elle veut avoir le même niveau de vie que ceux qui n'ont pas d'enfants ... Ce n'est pas ce que prévoit la loi française . L'Etat pourrait refaire ici la justice en levant les mêmes impôts sur deux familles pour égaliser leur niveau de vie . La famille là encore restait silencieuse, complexée par les quotients familiaux et autres " générosités " qui servent d'alibis .
2) Un autre couple sans enfant, ayant 30 000 F de revenu cette fois, paie 50 595 F d'impôts. La famille à deux enfants et 30 000 F de revenus paiera elle 33 738 F d'impôts . Cela fait une différence d'imposition de 16 857 F pour le " coût " de deux enfants : soit 700 F par mois et par enfant . Est-ce réellement le coût" tout compris" d'un enfant ? Financièrement et fiscalement , on a sûrement intérêt à ne pas avoir d'enfant ! La loi française prévoit la solidarité verticale et horizontale .
Conclusion de ces deux cas : il semblerait parfois plus économique pour les familles qui ont des enfants de ne pas recevoir les " aides " de l'Etat à condition qu'elles-mêmes ne financent plus les mesures qui profitent plus aux autres sans enfants qu'à elles-mêmes ...

Combien l'Etat pourrait-il gagner là par une politique plus juste au point de vue fiscal direct et indirect ?
En imposant plus ceux qui étaient trop favorisés, on compense les injustices, on respecte la loi, et on finance aussi une partie du salaire de libre choix et de mode de garde .

Les familles de plus de deux enfants ( ici dénommées "type 2") sont les seules à apporter plus qu'elles ne reçoivent à la société :

Un tableau permet de comprendre l'importance quantitative de leur apport.
On distingue ici démographiquement deux types de familles :
- le type 1 : celles qui ont 1 enfant ou moins et qui sont donc en dessous du renouvellement de génération ( c'est à dire en dessous de 2,1 enfant par femme )
- et les autres, de type 2 , qui ont plus de 2,1 enfants par femme .et qui sont au dessus du seuil de renouvellement.

L'Etat dépense (Santé, Alloc, Educ) pour un enfant sur toute sa vie : 325 000 F. Un travailleur verse comme cotisation-retraite-répartition sur toute sa vie : 1 776 000 F
(Ce rapprochement est déjà à lui tout seul intéressant .)

 Sur la totalité de la vie  Couple avec  5 enfants 1 salaire,1 retraite et1 retraite partielle,( type 2). Couple avec 4 enfants 1 salaire,1 retraite et1 retraite partielle,( type 2).   Couple avec 3 enfants, 1 salaire, 1 retraite et 1 retraite partielle,

(type 2).

 

Couple avec

2 enfants

2 salaires,

2 retraites complètes

 ( type 1)

              

Couple avec 1 enfant

2 salaires,

2 retraites complètes

 ( type 1)

              

Couple avec

0 enfant,

2 salaires,

2 retraites complètes

( type 1)

 

A: Dépenses  et Investiss.. de l’Etat pour

l(es) enfant(s)

1 627 000 F

1 300 000 F

975 000 F

650 000 F

325 000 F

 

B: Retraite versée aux deux adultes

2 707 000 F seulement car la mère n’a qu’une  retraite à « trous »

2 707 000 F seulement car la mère n’a qu’une  retraite à « trous »

3 000 000 F seulement car la mère n’a qu’une  retraite à « trous »

3 579 000 F

3 579 000 F

3 579 000 F

C: cot.vieil.

Versées par  (les) enfants

8 880 000 F 

 7 104 000 F 

5 328 000 F 

3 552  000 F

1 776 000 F

 

Bilan pour  l’Etat :

A+B-C = 

 Gain  pour l’Etat, de

 4 546 000 F .

 Gain pour l’Etat , de

 3 097  000 F .

 Gain pour l’Etat , de

  1 353  000 F .

Perte, pour l’Etat , de 

677 000 F .

Perte pour l’Etat , de 

 2 128  000 F . 

Perte pour l’Etat , de

 3  579 000 F . 

 

 

 

 

 

 

 

Nombre total  approx. de familles

15 000

29 000  

84 800

333 000

260 000

15 000

Bilan pour   l’Etat  en tenant compte de toutes les familles sur leur vie entière

Bénéfice pour la caisse vieillesse de tous  :

63 milliards F

Bénéfice pour la caisse vieillesse de tous  :

90 milliards de F

Bénéfice pour la caisse vieillesse  de tous :

12 milliards de F

Perte  pour la caisse vieillesse de tous :

225 milliards  de F

Perte  pour la caisse vieillesse de tous :

596 milliards de F

Perte  pour la caisse vieillesse de tous :

53 milliards de F

On voit clairement sur ce tableau qui " apporte " et qui " emporte ".
Les familles de 3 enfants et plus sont celles qui apportent à l'ensemble de la société et sont moteurs . Les autres sont alors freins et poids.
Il y a donc un type de familles sur qui reposent en fait les sommes qui " entrent " dans les caisses, mais qui ne réussissent pas à équilibrer les " dons " faits sans réfléchir aux familles qui ont moins de 3 enfants et touchent deux retraites...
On fait croire aux familles nombreuses qu'elles sont redevables de tous , et en fait , c'est le contraire . La solidarité s'exerce en sens contraire de ce qu'on croit souvent.
Les familles avec plus de deux enfants sont les seuls vrais acteurs d'une retraite par répartition réaliste et réalisable même à long terme, seule solution .
Cela commence à se savoir … même chez les gens qui ont zéro ou un enfant …
L'investissement de l'Etat dans les enfants et les familles est rentable : c'est même le seul aussi rentable, et le seul rentable tout court à long terme .

Quel apport les familles avec enfants font-elles en consommant ? et surtout que donnent-elles gratuitement à la société de non " valorisé " ? Que reçoivent-elles en retour ? Et quelle est la situation personnelle de leur trésorerie?


Sur toute la vie Couple avec 1 salaire, 1 retraite et une retraite partielle, et 5 enfants (type 2) Couple avec 2 salaires,           2 retraites et 1enfant (type 1)  
I : Investissement du couple Dans le ou les enft(s) 3 225 000 F ( dép.fam.) + 57 200 heures de trav. Dom. ( = 2 860 000 F ) , soit en tout 6 085 000 F ,  et un niveau de vie 2 à 3 fois  inférieur au type 1 930 000 F (dép. fam.) +  11 440 heures de trav. Dom. (= + 572 000 F ) soit en tout 1 502 000 F
R: Retraite versée à ses(leurs)  parents 2 707 000 F ( dép. de l’Etat) 3 579 000 F (dép.de l’Etat)
Différence entre R et I , (en comptant pour rien le travail domestique, )  Pour la famille de type 2 I - R  = 1 518 000 F L’Etat   redonne aux familles de  type 2 seulement 80 % de leur investissement ! Pour la fam.type 1: R-I =  2 649  000 F . Les famille type 1 reçoivent de l’Etat près de 4 fois leur investissement ... !
Différence entre R et I si on tient compte du travail domestique La famille de type 2 a perdu 3 378 000 F qu’elle a en fait donné à l’Etat et aux familles de type 1.   La famille de type 1 a un bénéfice de  2 077 000 F  parce que l’Etat  et les familles de type 2 sont  perdants de la même somme.


Les familles de type 2 peuvent peu économiser car elles ont dû consommer en biens périssables pour leurs besoins et nécessités, qui sont plus grands, et ont un montant de retraite peu élevé. On voit donc leur générosité vis à vis de tous , et leur discrétion exemplaire qui réclame peu. Elles ont consommé et aidé au développement du pays. Le travail parental n'est pas valorisé ( pourquoi ? ) et le long terme n'est pas pris en considération ( est-ce de bonne politique ? ) ; ce qui fait que les charges des familles restent en majeure partie à la charge des familles : leurs " compensations " sont très visibles et claironnées, mais en réalité sont insuffisantes ; par contre les cotisations versées par les travailleurs sont mises en commun pour tous. Il y a dissymétrie dans la solidarité et la façon de compter.
La famille de type 1 installe ( involontairement ? ) autour d'elle une économie de récession en consommant moins, et pourtant en comptant sur les autres pour vivre une vie plus luxueuse souvent, mettant en déficit l'ensemble du pays, tout en tenant un discours inverse et en trouvant naturel, puisque légal à un moment , un système de société qui répartit les gains sans répartir les charges.
Au nom d'un idéal élevé, de la vocation et du plaisir d'être parent, on appelle les familles à ne pas réclamer d'autre valorisation, d'autre reconnaissance que celle d'un titre moral…On les baillonne éventuellement sous les remerciements pour tout ce qu'elles apportent, mais on refuse de participer à la collecte des compensations qu'on devrait leur verser ...
Les familles sont donc, non seulement des acteurs de l'économie, mais elles font faire des économies à l'Etat : elles n'ont pas droit à une vraie retraite complète , se laissent faire par d'autres plus "cigales" ( inconsciemment peut-être…), et ne réclament pas ce qu'elles ont mis dans la caisse commune.

.
II La famille, moteur de l'économie .
Aspects souvent occultés, présents et futurs :

Si les familles ont un peu plus d'enfants , l'effet moteur que cela induit sur l'économie s'applique à la consommation et donc au chômage , de deux côtés, et va alléger des dépenses et générer des produits :

- un chômeur = 60 000 F ou 9 000 euros de chômage qu'on lui verse ( chiffre donné par J.Chirac dans sa dernière campagne électorale ), plus 50 000 F ou 7 500 euros de cotisations sociales qu'il ne peut verser .
- En 1996, 122 700 F exactement en moyenne par an ( soit 10 225 F par mois) selon le ministère du Travail .
- Donc une personne qui se retire du chômage " rapporte " un chômeur de moins, soit 122 700 F ( = 19 000 euros environ) .

premier côté :
- 50 000 naissances de plus , c'est à dire 6% des naissances actuellement, c'est à dire aussi revenir au niveau des années 1960-70.
- Cela induit , à cause de la consommation, la relance du PIB etc. et 12 500 chômeurs de moins annuellement ( voir ci-dessus).
- Ceux-ci ne vont plus toucher de chômage et vont verser des cotisations .
- cela représente, à 110 000 F/an/chômeur, 1,375 milliards de F de gain pour l'Etat.

deuxième côté :
- Si une partie des femmes choisissait ( en étant garanties de ne pas y perdre au change ! etc. ) de s'arrêter de travailler pour mieux s'occuper de ses enfants (et peut-être en avoir d'autres) : cela dégrèvera d'autant la branche chômage qui pourra permettre un transfert proportionnel immédiat .
- On estime qu'un salaire de libre choix équivalent au SMIC , plus une retraite familiale non liée au salaire à partir de 3 enfants , entraîneraient l'adhésion de nombreuses femmes : sur plusieurs années peut-être 1 millions ? Il serait étonnant qu'il y ait un raz de marée brutal, … et ennuyeux puisqu'il faut que le nombre d'actifs se maintienne aussi …
- Il faudrait que le salaire de libre choix soit l'équivalent de ce que coûte un chômeur soit presque 10 000 F par mois ( 110 000 F par an ) pour que les caisses de l'Etat y perdent !
- Or il n'est question que de 450 Euros … soit 3 200 F par mois , ou 5 400 euros par an ( = 36 180 F) …
- Si une personne choisissait de cesser de " travailler " dans ces conditions, cela représenterait pour l'Etat une dépense de 5 400 euros par an alors qu'un chômeur perçoit ( sans parler ici du non-versement de cotisation ) 9 000 euros par an. Soit pour la branche chômage, un bénéfice de 3 600 euros.
- Si, sur plusieurs années, un million de personnes font ce choix, et qu'un million de chômeurs retrouve de ce fait ainsi un emploi, la branche chômage fait sur plusieurs années un bénéfice de 3,6 milliards d'euros .
-
-

Pas d'inquiétude à avoir sur le chômage des crèches etc. : l'effet moteur des familles est un cercle vertueux .

- On sait que les crèches et les écoles s'inquiètent des effets déjà présents et futurs de la baisse démographique.
- Certes, avec cette allocation, les femmes qui s'arrêtent de travailler pour s'occuper de leurs enfants créeront peut-être du chômage supplémentaire immédiatement dans les crèches, les écoles maternelles etc..
- Mais d'une part, un certain nombre des femmes travaillant dans ces structures choisiront peut-être elles-mêmes de s'arrêter , ( ce sera un petit nombre certes).
- Mais également d'autre part, un bien plus grand nombre de femmes choisiront d'avoir des enfants supplémentaires grâce aux autres avantages.
- Les crèches, maternelles, et autres services, retrouveront assez vite la demande car elle sera peut-être même plus forte.
- On lit que les assistantes maternelles sont un important gisement d'emplois pour le futur ( 600 000 ) : certes, c'est important pour permettre aux familles de vivre mieux et peut-être d'avoir d'autres enfants , à des femmes d'exercer un emploi productif et d'augmenter le nombre des actifs et des cotisants, mais, même si ces emplois sont temporaires, cela sous-entend aussi une reprise démographique car les services en eux-mêmes ne sont pas à long terme créateurs de richesse ni de besoins, et ne perdurent que s'il y a des "productifs" de richesse vive à côté et que les familles ont les fonds pour .

Conclusions :

Au total:
- la famille de type 1 fait un bénéfice personnel très important pour sa retraite que lui verse la collectivité , mais perturbe et coûte invisiblement, légalement et collectivement, à la collectivité en manque de cotisation de(s) enfant(s) et en consommation .
- la famille de type 2 subit personnellement une perte très importante , somme qu'elle " apporte ", invisiblement, légalement et collectivement à la collectivité en la prenant sur sa retraite , et apporte invisiblement, légalement et collectivement à la collectivité un don très important par les cotisations de ses enfants.

Sur un plan matériel, les familles de type 1 sont logiques, intelligentes et prévoient leur avenir et celui de leurs proches ...
Quant aux familles de type 2, devraient-elles imiter celles de type 1 !?
Qu'en pense l'Etat ? la société?
Que doivent-ils promouvoir pour la survie du corps social ?

Qui " aide " qui ?
Le problème se poserait déjà de la justice pour un seul cas comme celui-ci ... On fait grève pour infiniment moins ...
Mais il devient économique et insurmontable en l'état actuel des choses :
- le groupe 1 ( 2 adultes, 2 salaires , 2 retraites et 0, 1 ou 2 enfants ) représente 24 millions d'adultes et " donne " les cotisations de 9,6 millions d'enfants , ( fécondité à 0,8 enfants par femme) .
- le groupe 2 ( 2 adultes, 1 salaire, 3 enfants et plus ) représente 4 millions d'adultes, et " donne " les cotisations de 7,2 millions d' enfants ( fécondité à 3,6 enfants par femme ) .
Malheureusement le groupe 2 ne compense pas les déficits financiers engendrés par les retraites du groupe 1 et le manque ultérieur de cotisations .
Et les contrastes vont s'augmentant .

Ayant pris conscience que les familles sont les moteurs de l'économie présente et à venir, il est nécessaire que l'Etat rétablisse la justice sociale et libère les énergies.
S'il continuait à être sciemment injuste, les familles auraient de moins en moins d'enfants … et la poule aux œufs d'or serait morte : elle est déjà bien malade .
Seule une bonne politique familiale tous azimuts , se servant des recettes offertes par les familles, peut la remettre debout .

Mais sont-elles efficaces ?

III Les politiques ont-elles un impact? La France n'est-elle pas en tête ? Exemples récents:

Exemples de politiques et de leur impact :

La Sarre entre 45 et 56 était sous tutelle française : son taux de natalité fut de loin supérieur à celui de tous les landers . A partir de 56, rattachée à la RFA , elle a vu en moins de 5 ans sa natalité passer de la première à la huitième position dans les régions allemandes.
La RDA en 76 lançait une vigoureuse politique . En à peine plus de 5 ans, la natalité faisait un bond de près de 50% , laissant loin derrière celle de la RFA , jusqu'à l'unification des deux Allemagnes.
La Suède dès les années 70 a fait non pas une politique nataliste , mais une politique visant à l'épanouissement de l'enfant . L'indice de fécondité est passé de 1,6 à 2,4 , pour se stabiliser ensuite autour de deux enfants par femme. C'est normal puisque les raisons pour lesquelles on n'a pas d'enfants c'est qu'on n'est pas sûr de pouvoir bien les élever.
La Suède a imposé la date butoir de fin 89 : à ce moment-là, les nouveaux mariés n'auraient plus le droit de percevoir la pension de réversion de leur conjoint en cas de décès. ( La Suède estime que la femme travaille à égalité avec l'homme et qu'il n'y a donc plus de raison de faire des " faveurs " : la réversion, à la femme ) : cela a entraîné 2,5 fois plus de mariage en 1989 que les années précédentes.
En 90 , la Suisse a décidé de ne plus accorder automatiquement la nationalité à des conjoints mariés à un Suisse . On a alors assisté à une nette augmentation des mariages mixtes avant l'entrée en vigueur de cette loi fin 1991.
Les USA avaient 1,75 vers 1980 , et en sont à 2,07 ou 0,8 ( dont les Noirs : 2,25, et des campagnes anti-avortement... )
France 1976 : le plus faible chiffre des naissances depuis la gueerre : 720 000 naissances.
France 1980 : mesures Pelletier : 10 000 F d'alloc pour le 3° enfant : 800 0000Niassances.
France Mars 1982 ; : suppression de cette allocation : en 1983 : 748 000
France 1986 : mesures Dufoix : quelques mesures pour l'année ionternationale de la famille : petite remontée à 725 000 .
France La récente réforme de la fiscalité pour les concubins a mis fin aux désavangtages que subissaient les couples mariés dont les deux conjoints travaillaient . : Avant , pour un couple ayant 135 000 F de revenu chacun, le couple marié payait 41 000 F d'impôts , et le couple concubin 31 000 F . Maintenant égalité . (Mais il a défavorisé les concubins n'ayant qu'un seul revenu .) . Résultat : des mariages .
En 1995, en France, il y a eu 25 000 mariages de plus que l'année passée et en 1996, 4000 encore de plus: mariages de régularisation : amendement Charles de Courson , : suppression de l'avantage fiscal ( une demi-part supplémentaire donnée aux couples non mariés avec enfant) alors qu'il fut à l'origine conçu pour les parents isolés. . en effet on constate que les mariages de couples avec enfants ont beaucoup plus augmenté ( + 37 % en 96 par rapport à 95) que ceux des couples sans enfants ( + 2%) . Et au total , ils ont concerné 28 % des mariages en 1996 , soit 5% de plus que l'année d'avant.
Actuellement la majorité des couples ont leur premier enfant hors mariage
Le gens non mariés pensent à l'avenir et c'est quand ils ont plus de 30 ans qu'ils se marient pour la raison de la réversion, des héritages et des déclarations d'impôt : ce sont eux qui se sont le plus mariés ces années-ci avec les nouvelles mesures...
Tout récemment, en France, l'APE a fait chuter en un an le taux d'activité des mères concernées de 70 à 45% . Elle se monte à 2 964 F par mois.
Les politiques familiales menées aussi sur le plan financier entraînent donc des répercussions, exactement comme d'autres mesures économiques . D'autres facteurs entrent aussi en jeu. Mais la symbolique de l'argent et son pouvoir moral et social s'ajoutent aux besoins auxquels l'argent répond le plus concrètement . Il est vain de chercher à le nier pour faire des économies sur la famille et sur l' enfant et d'en appeler à leur désintéressement et à la beauté de leur vocation.

Ne faisons-nous pas déjà beaucoup en France ?

Tentative de comparaison avec d'autres pays
En 94, les plus généreux pour les familles sont le Luxembourg, la Norvège, la Suède, la France et la Belgique. La France se situe dans une bonne moyenne avec 700 F par enfant par mois, mais loin derrière la Belgique, 900F , et le Luxembourg 1200F . L'Irlande est pauvre : 300 F par mois.
En 94, les trois pays qui ont eu une politique familiale financièrement en hausse ont été le Danemark, l'Irlande, le Luxembourg.
En 1996 , seuls de toute l'Europe la Grèce, le Danemark et le Luxembourg ont eu plus de bébés qu'en 90-94.
Le Luxembourg, bien placé en 1980, est premier ex-aequo pour la proportion des prestations familles maternité dans le total des prestations sociales en 94 . Taux de fécondité 1,65 en 90-94, et 1,68 en 96 .
Le Danemark, très bien placé en 80 pour sa politique familiale , se classe 5° en 94 et a amélioré aussi sa politique famille-maternité en 94. Taux de fécondité de 1,65 en 90-94 et de 1,8 en 1996 .
Cas particulier : La Grèce a la plus basse politique familiale sur l'Europe, et a descendu encore son taux de prestations familles-maternité par rapport au taux social jusqu'au 14° rang de l'Europe . Son indice de fécondité était de 1,37 . Malgré ces mauvaises conditions , il est passé pourtant à 1,4 : peut-être un effet de seuil qui a joué et de rattrapage .
Autre cas particulier : l'Irlande qui , elle, malgré une bonne politique, a descendu en 96 son taux de fécondité de 2 en 1990-94 à 1,87 en 96 .
Il est à noter qu'au Luxembourg, en Irlande et au Danemark, le taux de chômage est la moitié du taux français, et que l'Irlande a fait la plus belle progression économique des pays européens. Sans que cela soit une preuve, cela ne contredit pas les raisonnements qui aboutissent à lier une politique familiale et une croissance économique . L'Irlande a en effet eu ce développement démographique depuis plusieurs années. Elle aura aussi un meilleur équilibre des retraites et moins de déficits. Son développement n'est pas fini !
Le problème du Japon est éloquent, et ce n'est qu'un début .

Auto-comparaisons avec la politique menée en France auparavant :
La Base mensuelle des allocations familiales n'a cessé d'être sous-réévaluée , ce qui a permis ces économies " sur " la branche famille qui a bouché les trous des autres branches . Il n'y a pas d'équivalence du pouvoir familial avec le pouvoir syndical … ( Pourquoi ? Bonne question)
Si les allocations familiales avaient suivi, comme le voulait la Loi, l'évolution de la richesse " nationale , voici ce que toucheraient aujourd'hui les familles selon le nombre de leurs enfants:

 

  Salaire mensuel moyen Prestations familiales en 1954 prestat° familiales en 1997
Famille de 2 enfts      
Ouvrière 7 780 F/mois 2 775 F/mois pour toutes les familles 675 F/mois pour toutes les familles
Moyenne 11 070 F /mois    
De cadre moyen 22 000 F/mois    
Famille de 3 enfants      
Ouvrière 7 780 F /mois 4 668 F par mois pour toutes les familles 2 417 F /mois pourles familles ouvrières et moyennes
Moyenne 11 070 F/mois    
De cadre moyen 22 000 F /mois    1 539 F/mois pour les cadres.

Le coût de l'enfant, qui était remboursé à 65 % en 1946, ne l'est plus qu'à 16% en 1986 .
A la CAF, pour 2 enfants , en 1998 , on touche 679 F comme allocation de base. Et pour 5 enfants, on touche 3 287 F .
La France était plus pauvre en 1946 que maintenant, mais elle savait où étaient les priorités.

Le cercle vicieux des fausses économies :

Une Allemande sur 4 actuellement n'a pas d'enfant .
L'Espagne est à 1,23 enfant par femme
L'ex-Allemagne de l'Est a eu 80 000 naissances en 1993 contre 200 000 en 1989 et 300 000 en 1960 ... c'est un peuple qui disparaît ( politique nataliste active de la RDA ; moins active en Allemagne d'aujourd'hui)
Le R-U : 1,8
En Italie 1,23 ( Italie du Nord : 0,9 ...) Pour la première fois en 1994 , la population de l'Italie a diminué. En ce moment 57 millions de citoyens. A ce rythme, 11 millions en 2100 . Les experts du Conseil National de la recherche estiment même un rique très réel d'extinction totale en l'an 2150. Un million de naissance par an en 1965 mais 538 000 en 1993.
Le Japon etc.


Actuellement en France, on en est à 1,88 enfant par femme … et à 1,4 enfant par femme française (si on ne tient pas compte des immigrés).
Le nombre des naissances
879 000 naissances en 1971
708 000 naissances en 1994
775 000 en 2000
771 0000 en 2001
763 000 en 2002
Même si une petite remontée démographique a lieu , les déficits dus à des trop perçus doivent quand même être résolus.
Cantal : 1,2 enfant par femme ; Limousin, 1,34 ; la Creuse actuelle est l'image de la France en l'an 2050 avec une natalité à 1,65.
A 60 ans, en France , un couple sur 4 n'a pas de petits enfants.

Les femmes sans enfants :
1900 : 25 % à cause du manque d'hommes à la suite de la guerre de 14
1940 : 10 %
1960 : 14%
1970 : 18%.
2002 : 16 %
Pourquoi?
4 à 5% seulement ne veulent pas d'enfants, et 98% des femmes de moins de 30 ans veulent au moins un enfant.
Mais 4 % des femmes qui essaient d'avoir un premier enfant à 20 ans n'y arrivent pas
8 % des femmes qui essaient d'avoir un premier enfant à 25 ans n'y arrivent pas
12 % des femmes qui essaient d'avoir un premier enfant à 30 ans n'y arrivent pas
20 % de femmes qui essaient d'avoir leur premier enfant après 35 n'y arrivent pas
Les femmes qui ont trop attendu représentent donc une augmentation de l'infécondité avec des coûts et des risques importants. C'est la fécondité jeune qui est à encourager.

A leur 35° année, 10 femmes mariées, ont en moyenne 24 enfants ;
En union libre, 15 enfants ;
Célibataires 5 enfants .
Ces différences s'estompent un peu … mais on se rend compte aujourd'hui de l'importance de familles stables … Le salaire de libre choix peut permettre de refaire partir ce cercle dans le bon sens du couple stable et confiant dans l'avenir.

Un nouveau facteur contribue à la baisse des naissances : " L'effectif des femmes d'âge fécond diminue avec l'arrivée progressive des générations moins nombreuses nées à partir de 1973 . Dès lors , à fécondité constante, le nombre de naissances décroît. " Marianne Gomez, La Croix . Vendredi 9 février1996
Il manque en effet depuis un peu moins de 30 ans en tout 1 750 000 jeunes femmes. … A 2 enfants par femme manquante, cela représente également 3,5 millions de naissances à la génération suivante qui vont manquer et ne pourront structurellement se faire. A moins d'être assurées par les femmes nées chaque année pendant 20 ans, qui accepteraient pour " redonner une base stable à la pyramide des âges, d'avoir elles-mêmes bien plus de 2,1 enfants …

Le démographe Philippe Bourcier de Carbon a démontré la loi de la pesanteur démographique : plus la fraction de la population âgée est dominante , plus elle exerce un effet dominant , et moins les actifs peuvent consacrer d'argent aux enfants , puisqu'ils sont obligés de payer pour les personnes âgées. Donc chaque fois que le nombre des vieillards augmente, cela tend à diminuer la fécondité par un effet à la puissance 2. Autrement dit, pour un accroissement de 1% de la fraction âgée, on enregistre une baisse de fécondité deux fois plus grande. Le cercle vicieux est très difficile à arrêter quand il a pris de la vitesse.

Jean Legrand affirme qu'il faudrait un minimum de 15% de familles nombreuses .

Conclusions

Une étude fine montrerait ce que disent les familles moyennes avec bon sens : un enfant est aussi fait quand on peut le faire et l'élever ...
Et d'ailleurs pourquoi faudrait-il que sur ce plan les familles soient bêtes et mal informées, et plus mauvaises gestionnaires que les autres ! !
La pratique, l'observation et l'expérience enseignent aussi bien que les statistiques et imprègnent l'inconscient.
L'égoïsme de ceux qui appellent avec condescendance et orgueil " aide accordée par solidarité " quand il s'agit de compensation de charges pour un fait qui profite à la collectivité ( et en particulier à eux ...) , se retournerait contre eux si la famille était comme eux ... car les conséquences du manque d'enfants sont logiques et imparables .
L'exemple de l'égoïsme gagne plus facilement que celui de la générosité et de l'abnégation.
Rappelons justement pourtant que les sondages et enquêtes montrent que les gens ont un enfant de moins en moyenne que ce qu'ils souhaiteraient .
Le désir est donc là . Il faut commencer à lever les barrières une à une .

IV La politique à mener : où trouver les fonds.

( me corriger les erreurs ! chiffres à vérifier, là comme partout )

L 'Etat doit agir, s'il a pu comprendre que la famille est moteur de l'économie, il peut enlever, avec justice, des freins qui coûtent cher à la société et qui permettront aux familles qui le souhaitent de s'épanouir et de faire rouler l'économie.
Nous avons vu , en I et II, les conséquences financières et autres d'un non-apport des familles, ( non-naissances) et celles dues à la possibilité féconde de choisir entre un travail rémunérateur et celui qui, jusqu'alors, n'est pas rémunéré et se passe dans la famille.
Il s'agit de redonner une base plus large à la pyramide pour faire baisser le chômage etc.


Les mesures qui permettent ce choix sont demandées régulièrement par l'UNAF , et les mouvements comme entre autres, Familles Rurales et Familles de France .
Ici, nous voudrions arriver à montrer que c'est financièrement faisable tout de suite si on veut bien faire des calculs sans préjugés et faire cesser des injustices.
Nous centrerons notre réflexion
A ) sur deux mesures immédiates : l'allocation de libre choix et celle pour le choix des modes de garde,
B) une autre mesure qui sera mise en route progressivement : la solidarité horizontale et verticale,
C) et une dernière mesure qui ne sera mise en place que dans 30 ans et concerne les retraites.
Dans cette partie , nous allons tenter de montrer comment rendre financièrement réalisables ces 4 mesures :
- en reprenant notre partie I où nous nous limitions à étudier un existant pénalisant les familles moteurs de l'économie et favorisant les familles freins ,
- en reprenant la partie II pour chiffrer les ressources qui seraient dégagées par par les conséquences de ces mesures.

A )
- Certains parents vont choisir, obligatoirement ou librement, des modes de garde plus économiques pour la société .
Le coût de construction d'une crèche de 60 berceaux est estimé à 9,5 Millions de F , soit 160 000 F par enfant sur 20 ans , soit 8 000 F par an, ou 660 F/mois par enfant qui y va. .
Son coût de fonctionnement est très élevé : la femme qui travaille paie 80 F par jour de crèche, sur 22 jours en moyenne sur 12 mois, soit 1760 F par mois . . La collectivité paie de son côté 350 F par jour au moins, uniquement pour le fonctionnement. . A 22 jours par mois sur l'année, un enfant en crèche coûte donc à la collectivité 7 700 F/mois, soit 92 400 F par an.
Or un salaire maternel à 3 500 F par mois revient donc à 42 000 F par an , soit moins de la moitié de ce que coûte en fonctionnement un enfant en crèche à la collectivité…
Un enfant qui quitte la crèche grâce à un " libre choix " versé à la mère , représente malgré le versement du " libre choix " une économie de 50 400 F par an rien qu'en fonctionnement, soit de 4 200 F par mois.
Il y avait 190 000 enfants en crèche en 1996, et plus encore aujourd'hui. .
Des transferts de fonds et de dépenses devraient exister entre financeurs des crèches et la branche famille.

- L'allocation de libre choix peut venir aussi alléger certains besoins en maternelles, lesquelles coûtent quand même environ 10 000 F par enfant et par an … Et il semble que l'école maternelle à 2 ans ne soit pas la seule solution, même si elle est gratuite pour la famille.

B)
- Une fiscalité juste fera en sorte que les familles de type 1 paient autant d'impôts que les familles de type 2, à travers les impôts directs et les impôts indirects et selon les principes admis . ( voir plus haut des chiffres indicateurs)

- L'allocation de libre choix permettra aux femmes qui le veulent de cesser de " travailler ", à celles qui ne gagnaient rien d'avoir quelque chose à dépenser, et de consommer , elle va permettre de nouveaux emplois dans les services.
En effet, si 50 000 femmes font ce choix , ( ce qui représente un pourcentage raisonnable des femmes en âge d'avoir des enfants, et ramènerait les naissances à un nombre voisin des 840 000 d'après-guerre) , l'Etat est gagnant par baisse du chômage, de 50 000 fois 60 000 F = 3 Mds de F par an. ( voir plus haut le chiffrage ).
Les 50 000 naissances sont aussi de la consommation : à 50 000 F par enfant et par an, cela représente 2, 5 Mds de F , ce qui fait encore à 5 000 emplois par milliard dépensé, un total de 11 000 chômeurs en moins, soit une économie encore de 11 000 fois 60 000 F = 0,66 Mds de Francs.
Les 50 000 naissances représentent 1 emploi pour 4 naissances, soit 12 500 emplois , soit 12 500 fois 60 000 F = 0,75 Mds de F. Somme proche de la précédente , ce qui est " normal " puisque c'est le même calcul pris de deux façons différentes.
Ces 0,66 ou 0,75 Milliards de F s'ajoutent aux 3 milliards de F , ce qui fait 3 + 0,7 Mds de F = 3,7 Mds de F.
Les 50 000 naissances rapportent dans ce cas à l'Etat …même si on fait une politique de compensation de charges correcte.
On pourrait donc demander dès maintenant, du fait de notre consommation et de ses effets positifs pour tous, des transferts de la branche chômage à la branche famille … ( Ca s'est déjà vu … mais dans l'autre sens … et sans raison logique ni demande de permission !)

- L'allocation de libre choix peut-être imposable ( mais rapportera peu )


C)
- L'Etat peut, dans le système des retraites, et à cause de même de son dysfonctionnement actuel dont on commence sérieusement à chercher des remèdes, trouver de quoi faire une politique juste en matière de familles, pour permettre le développement de ce moteur de l'économie qu'elles sont : il vaut mieux enlever à certains des droits qu'ils n'ont pas encore heureusement officiellement pour les donner à ceux qui sont victimes depuis longtemps d'injustices stérilisantes. Après tout on a bien supprimé les allocations familiales pour tous sans prévenir !
Revenons sur le tableau N°1 et le tableau N° 2 :
On voit que l'apport non compensé des familles de type 2 ( 15 % des familles) est très handicapant pour elles individuellement . Ces injustices démobilisantes atteignent ici des sommes vertigineuses car les familles ne valorisent pas leur travail domestique.
Mais les indus perçus par les familles de type 1 sont encore plus important individuellement en volume, et encore plus du fait de leur nombre. ( 80 % des familles) ! C'est une sorte d'exploitation de fait , des familles de type 2 par les familles de type 1.
Une politique juste, bien expliquée, éliminerait ces indus . Une politique qui tiendrait compte de la nécessité de faire redémarrer le moteur qui a des ratés et de récupérer certaines des sommes versées à la suite d'un contrat moral passé sans réflexion sur les conditions du long terme , à une époque où il y avait ("fatalement" ? ) assez d'enfants et où tous assuraient ainsi la stabilité de la pyramide des âges.
L'Etat verserait la compensation aux familles de type 2, soit quelques milliards d'euros par an . … C'est plus que faisable puisque ce sont des montants tout à fait tout à fait minimes à côté d'autres transferts faits ces dernières années au détriment justement des familles.
Il vaudrait encore mieux que, en plus , il encourage la famille de type 2 en lui réglant des retraites complètes, elle qui apporte à tous , par le système de répartition des cotisations…
Il pourrait, pour ce faire , s'arranger pour que chacun touche autant qu'il a versé lui-même ou à travers ses enfants .
Cela redonnerait surtout en plus, de l'optimisme, avec les conséquences vues plus haut, et surtout, le problème des retraites serait réglé de façon consensuelle, juste et réaliste.
En outre, il resterait encore de l'argent sur ce qui était ressenti comme un dû, mais qui était un indu versé en trop…
On serait donc en mesure de restituer aux parents au foyer leur investissement sous la forme d'une retraite dans 45 ans, sans que cela coûte pour le moment, et ceci sera évidemment prélevé sur la caisse vieillesse à proportion des enfants eus . Ce nouvel avantage permettra/incitera sans doute à des femmes de devenir mères une fois de plus qu'elles ne pouvaient le faire.
Si tous ont déjà accepté, par " solidarité " imposée de toute façon, que de gros transferts de fonds se soient faits quasi invisiblement de la branche famille à la branche vieillesse ou chômage , comme le dit le Président UNAF Brin en 2002, on peut à l'inverse souhaiter que les fonds libérés par la baisse du chômage, grâce aux naissances, à la consommation ou aux emplois libérés, puissent aller de la même façon, de la branche chômage ou vieillesse à la branche famille pour financer les quelques milliards qui manquent aujourd'hui pour créer cette allocation de libre choix qui permettrait ces bénéfices. ( dans trente ans, si les retraites sont demandées et versées avec justice, on n'aura plus les problèmes de financement dus à la démographie : on estime que c'est 30 % du problème des retraites . )
Ce souci d'égalité et de justice , aboutirait en outre à des fonds excédentaires à la caisse vieillesse, qui cesserait ainsi de prélever sur les autres branches.

Logiquement, l'Etat peut donc s'arranger pour expliquer clairement et de façon convaincante les causes du déficit des retraites et refuser de financer des indus.
Et l'Etat reste , même par cette opération tout à fait équitable , bénéficiaire avec la suppression d'indus très élevés.
Si on explique ouvertement cette disproportion entre tout ce qui est dépensé pour les enfants en consommation par la famille de type 1 et ce qu'elle reçoit en retour, si on compense les dépenses financières des familles de type 2, et si on fait une nouvelle loi fixant les prélèvements et redistributions sociaux , loi non rétroactive, la caisse vieillesse peut peut-être économiser plusieurs dizaines de milliards d'euros par an .
Là aussi des transfert pourraient être possibles de la caisse vieillesse à la branche famille .

- Sans compter le bienfait d'une mère à la maison quand elle le choisit librement et qu'elle peut retourner ensuite à son travail .

- Les problèmes sociaux, moraux et éducatifs seraient peut-être évités en partie .

- Dans une " culture de famille ", le salaire de libre choix pourrait permettre une atmosphère plus favorable à un accueil naturel des personnes âgées de la famille, avec aussi tous les avantages des liens intergénérationnels . En 1986, 46% des personnes âgées étaient accueillies dans leur famille Actuellement, 28% .

- Les avortements ( 220 000 par an : INSEE 2000) diminueraient peut-être et les adoptions augmenteraient peut-être.

- Les parents, au foyer ou non, se sentiraient revalorisés. D'où parentalité plus efficace.

Avec ces sommes dégagées ou versées grâce à la mise en œuvre de ces bilans et prospectives, (consommation en plus, chômeurs en moins, " cadeaux " stériles, anti-éducatifs, et injustes évités, société plus juste et plus conviviale ) on peut financer un salaire parental de libre choix , des modes de garde au choix, une formation permanente pendant ce temps d'arrêt, et l'aide à la reprise d'emploi pour les entreprises et les femmes.
Ce salaire parental de libre choix , de 450 euros par mois, a un coût raisonnable à côté du coût d'un chômeur , et a une efficacité durable et augmentative . .

Cela veut dire qu'il y aurait même de quoi faire mieux que les 450 euros : une allocation familiale égale au SMIC est indispensable pour une famille de 4 enfants, et égale aux ¾ du Smic pour une famille ayant 3 enfants .
On estime qu'un salaire de libre choix équivalent au SMIC , plus une retraite familiale non liée au salaire à partir de 3 enfants, entraîneraient l'adhésion de très nombreuses femmes, et peut-être 50 000 naissances par an. .
Les PTT donnaient en 1985 à une de leurs fonctionnaires qui devait faire garder son enfant , 4 160 F plus toutes la couverture sociale pour la garde de trois enfants 20 jours par mois ( = environ 5 000 F en 1996 ) . Cela donne une idée de ce que certains estiment devoir donner comme salaire au parent qui reste chez lui pour s'occuper de son enfant .
Ce salaire reviendrait à des niveaux d'allocations antérieurs logiques et donnerait les mêmes droits qu'à un travailleur . . .


Conclusions

C'est sans doute en redonnant aux familles de l'argent qu'elles méritent , ont économisé et ont gagné , que la consommation peut repartir de façon logique et réelle .
En arrêtant les indus que l'on retrouvera les fonds qui sont toujours là , mais vont à perte.
De toute façon , si l'Etat n'agit pas ainsi avec justice et logique, il devra trouver ces mêmes sommes pourtant injustifiées , … et alors …
C'est une chance actuellement car comme la situation initiale est mauvaise et injuste, l'Etat a des arguments nombreux , et il est en droit et a le devoir, d'augmenter la justice, ce qui augmentera aussi ses recettes : un rêve !
L'Etat peut et doit donc d'abord connaître où sont les acteurs réels de la vie économique et sociale, et les reconnaître, et où sont les abus .Il doit ensuite faire justice afin de lever des freins, relativement récents, qui handicapent tout le pays.
Il y a déjà actuellement les désirs des familles ; des femmes ; il y a des analyses, des prévisionnels et des fonds. L'Etat ne devrait plus distribuer ses fonds de façon injuste et démobilisante pour l'avenir .

Chaque adulte devrait individuellement - nous savons pourquoi maintenant - avoir en responsabilité parentale et financière au moins deux fois 0,5 enfants à sa charge.
Autrement dit, plus simplement, si on veut une pyramide stable , chaque couple devrait être parent d'au moins deux enfants qui se marieront; ce même couple initial, devrait avoir également au moins quatre petits-enfants, lesquels se marieront ; et toujours ce même couple devrait donc également avoir 9 petits enfants pour que la pyramide soit stable .
Le raisonnement vaut pour les couples mariés , mais aussi , à proportion, pour les familles monoparentales et recomposées. Par personne on compte alors, même si cela fait bizarre, ( comme pour les impôts… les demi-parts) des "0,5 enfant", si on ne les a pas entièrement à charge à soi tout seul .

Plutôt que " la famille, acteur de l'économie " ( car peu d'êtres ne le sont pas en réalité ) , nous dirions avec plus d'exactitude , je crois : " la famille, moteur de l'économie … "
La famille de type 2 est moteur de la société, et entre autres de son économie, parce que c'est, de façon quasi mécanique, la partie la plus créative en besoins et en apports , à long terme comme à court terme.
Nous ne cherchons pas à (dis)qualifier les familles de type 1, d'autant que certains y appartiennent de façon involontaire , mais les faits sont là et exigent, une fois qu'on a repéré les dysfonctionnements, de la justice pour le bien des deux types de familles, et de toute la société française, mais aussi de notre environnement mondial. .
Aider les familles à se développer , et à le faire harmonieusement , c'est aider la société.
Y aura-t-il une volonté d'expliquer à tous la justice et la solidarité, puis de faire et d'accompagner, à court et long terme ?
Seule une politique objective et logique pourra permettre de continuer à faire de la France une terre ouverte et généreuse avec tous .


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